‹ Rosine; comédie en quatre actesChapitre 100 sur 149 · V'TE TROISIÈME · texte numérisé non relu

V'TE TROISIÈME

Du tout, madame, vous vous Irompez.

MADAME HÉLION

Croyez-vous?

ROSE

J'en suis sûre.

MADAME HÉ LION-

Enfin, ce n'est pas là la question... Il s'agit de dentelles pour le moment. x-Ulez trouver ces dames, elles vous donneront des explications mieux que moi. (lui montrant

une porte.) Tenez, par ICI: (itose si; dirige vers la porte, après une légère hésitation. — Madame Hélion

continue:) Et dorénavant, mademoiselle, tâchez d'avoir la misère un peu moins tapageuse... c'est un conseil que je vousdonne, car on commence à en parler beaucoup.

HÉLION) intervenant.

Ma chère...

ROSE» se retournant brusquement.

Mais, je ne suis pas dans la misère le moins du monde.

MADAME HÉLION

Ah!

Me suis-je plainte à quelqu'un? Je vous ai demandé, à vous, madame, ainsi qu'à d'autres dames de la ville, votre pratique pour des ouvrages de couture. Il n'y a rien de plus naturel que de demander du travail. Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de tapageur là-dedans. Si vous ne voulez pas m'en donner pour une raison qui m'échappe, ne m'en donnez pas... c'est bien votre droit.

Elle fait mine de se retirer.

MADAME HÉL10N> sur un ton un peu radouci.

Est-ce que je vous en refuse?

ai: I E TROISIÈME 215

ROSE-

Non, madame, en effet, mais vous me le donnez d'une manière qui me forcera à le refuser.

II EL ION, à part.

Tout cela est absurde !

MADAME HÉLIONj changeant de ton.

Allons, mademoiselle, je suis mieux disposée à votre égard que vous ne le pensez, et vous en aurez bientôt la preuve... (sur un geste de Rose.) Oui, c'est une idée qui me vient... Je vous l'expliquerai tout à

1 llCUre.. (s'approchant d'elle et la conduisant à la

porte.) Une idée tout à votre avantage. Je vous ferai demander dans un instant.

Hose sort.

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