ACTE TROISIEME
pas? Une affectation dans le langage et dans la tenue...
MADAME LINIÈRES
Oh! tout à fait ! Je vous fais mes compliments sur votre protégée, Pagclet...
C'est une personne qui ira loin.
PAGELET.
Vous me navrez, mesdames.
MADAME MAILLOT
Moi, je ne suis pas de votre avis, je trouve, au contraire, que cette jeune femme a l'air distingué, romanesque...
M A DAM E MolUSSET.
Vous trouvez tout le monde romanesque, vous, ma chère. Moi, au contraire, je crois que c'est une femme excessivement dangereuse, très froide et très prati-
que. Elle doit être allée à Paris, j'en mettrais ma main au feu.
PAGELET.
Elle y est allée dans sa jeunesse, avec sa familîe.
MADAME MORISSET
Eh! bien, elle y retournera dans son Age mûr, je vous le garantis.
MADAME MAILLOT
Vous direz ce que vous voudrez, elle me plaît beaucoup. Envoyez-la moi, Pagelet, je lui ferai raconter son histoire.
MADAME MORISSET
Rappelez-vous ceci, mesdames : avec l'éducation que l'on donne aujourd'hui aux QUes pauvres, dans dix ans, nous ne pourplus nous procurer une ouvrière. La