SCENE VI PAGELET, ROSE
PAGE LET, prenant la main de Rose, après un silence.
Je suis votre ami, ma chère enfant, vous le savez. Il faut me dire la vérité. Qu'est-il arrivé, hier?
ROSE
Mais, madame Hélionadû vous le dire.
,1e ne suppose pas qu'elle ait menti. Elle m'a chassée de chez elle, grossièrement, sans raison, uniquemenl parce qu'elle est jalouse et qu'elle trouve 1res scandaleux que je ne la laisse pas disposer «le moi à sa fantaisie.
l' AG EL ET.
Jurez-moi que, de voire côté...
rose.
Je n'ai rien à vous jurer, monsieur Pagelet. Vous pouvez me croire ainsi bien que madame Hélion. Vous méconnaissez depuis longtemps. Vous ai-je jamais dil un mensonge? Eh bien! je n'ai aucune coquetterie à me reprocher, ni envers M. liélion, ni ciiN ers qui que ce soil. Je ne peux pourtant pas, pour le plaisir de rassurer cette dame, quitter la ville où je suis, abandonner ma cousine avec qui je vis depuis dix ans, et accepter une place de domestique !
PAGELET.
Ce n'était pas une place de domestique.. .