‹ Rosine; comédie en quatre actesChapitre 23 sur 149 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

simples et faciles. Il a passé de la misère noire à la fortune en deux heures de temps. Oui, mon cher. Il traversait, une après-midi, le boulevard, quand il vit un monsieur qui allait être renversé par un omnibus. Il était près de lui, il le saisit par le bras et l'écarté, sans courir le moindre danger. Mais le monsieur avait eu une peur horrible! Il appelle Brassac son sauveur et lui remet sa carte. C'était Tourneur, le grand banquier, tout bonnement.

Le lendemain, Brassac va chez lui, prendre de ses nouvelles. Tourneur, à son tour, s'informe de sa situation et, finalement, lui donne la publicité de toutes ses affaires. Ensortantdeson cabinet, Brassac gagnait deux cent mille francs par an.

C'est encourageant pour les jeunes gens, hein? As-tu déjà vu ça en province?

GEORGES

Il ne passe pas assez d'omnibus.

BOLARD-

Ce sont nos petites mille et une nuits.

Alors, vous faites des annonces?

BOLARD.

Oui.

PAGELET.

Des réclames?

BOLARD.

Vous l'avez dit.

GEORGES

Ça vaut peut-être mieux que de faire de La médecine.

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