ACTE PREMIER
GEORGES
Elle esl trop grande.
PAGELET.
Et puis, elle est très honnête, ce qui, à la rigueur, est encore un obstacle.
GEORGES-
Elle est très honnête, c'est vrai.
PAGELET.
Je l'ai vue dans plusieurs circonstances où elle s'est conduite avec une loyauté, une délicatesse parfaite, et elle a eu du mérite; car, elle s'est trouvée, à la mort de son père, dans une situation des plus embrouillées : des dettes, des menaces de toutes parts. Le père de Uose s'était ruiné ii Paris, dans le commerce; puis, il était revenu à Maurichard, son pays natal, où
il lui restait une terre. Il essaya de la culture et ne réussit pas non plus.
GEORGES
Ah ! la culture!...
PAGELET-
Il y a des familles qui s'écroulent tout d'un coup. Les morts, la ruine, tout arrive à la fois. Les survivants sont dispersés et il ne reste du désastre que quelques chiffons de papier dans les cartons d'un notaire. — Ce fut encore une chance pour Rose de rencontrer Jean Perrin.
GEORGES
Les parents s'opposèrent au mariage, il me semble?
PAGELET.
La fiancée avait re<;u de l'éducation.
Elle était beaucoup plus élégante qu'une paysanne; cil*1 n'avait pas un centime de