ACTE DEUXIÈME
exercer la médecine à Paris, aujourd'hui, dans les conditions où je me trouve, je ne gagnerais pas mon dîner seulement une fois par semaine.
BOLARD.
Ça, c'est vrai.
GEORGES
Aussi, je ne te cache pas que j'envisage l'avenir avec un certain dégoût.
BOLARD.
Ma parole, tu me fais de la peine. Si je peux t'étre utile à quelque chose, compte sur moi.
Merci !
BOLARD.
Tu es le seul de mes camarades d'école
pour qui j'ai conservé de l'affection, et je serais très heureux de te rendre service. (Réfléchissant.) Qu'est-ce que tu gagnes, ici ?
GEORGES
Ali! ah! n'en parlons pas!... Autant dire rien.
BOLARD.
Je vais te faire une proposition... Au premier abord, elle a l'air un peu folle; mais, réfléchis bien... J'ai besoin d'un secrétaire... Veux-tu l'être...-? Je t'offre trois cents francs par mois, pour commencer.
Tu gagneras le double dans un an. C'est exactement la proposition que Brassacm'a faite un jour... J'ai tout lâché et je no m'en repens pas. C'est pile ou face, mais il y a des moments où il faut jouer d'un coup toul ce qu'on a.