ACTE DEUXIÈME
GEORGES, se levant.
Je ne dis pas non.
Hé ! c'est très grave, je le sais. Tu consulterais un homme comme Pagelet, il te dirait que c'est une bêlise, une folie ! Mais, j'ai remarqué qu'il y a des gens qui trouvent le moyen d'être heureux toute leur vie, rien qu'en faisant des bêtises avec décision. — Tu n'aurais peut-être pas d'argent pour les premiers frais? C'est un obstacle, évidemment, parce que moi, je ne pourrais t'avancer que quelques sous. Mais, tu as des amis, ici, que diable! Tiens! je suis sûr qu'Hélion, pa*" exemple, ne demanderait pas mieux que de te prêter le nécessaire.
ORGES
Probablement, oui.
BOLARD-
Il est très gentil, Ilélion. Enfin, examine, réfléchis, consulte-toi...
GEORGES
Ecoute, je suis assez tenté par ce que tu m'offres, mais je ne peux pas te donner une réponse immédiatement ; ea dépendra.
BOLARD.
Pourvu que tu me répondes avant mon départ, c'est tout ce que j<> te demande Au revoir... Ne te dérange pas. (Apercevant
llosequl entre et, bas.) C'est Une clieiltO ? Mes
compliments !... Elle est très jolie ; et puis elle n'a pas l'air malade.
il sort, après s'être incliné devant Rose.