‹ Rosine; comédie en quatre actesChapitre 82 sur 149 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

du mensonge, et j'en suis dégoûtée pour toujours!

GEORGES

Et quelle bassesse y aurait-il à ce que vous soyez mon amie, ma vraie amie?

Gomme vous, je travaille pour vivre et bientôt, peut-être, mon existence sera aussi dure que la vôtre.

ROSE

Je ne ferai que la rendre plus compliquée et plus lourde. Aujourd'hui, vous pensez à moi parce que vous êtes désœuvré et triste. Qu'il vous vienne demain un désir, une ambition quelconque, et vous m'aurez vite oubliée.

GEORGES

Si vous étiez à moi, Rosine, jamais plus je ne me séparerais de vous. En ce mo-

ment, toute ma famille s'acharne à me marier ; mais l'idée de vivre avec une autre femme que vous m'est odieuse... Oui, je vous aime avec tendresse, avec passion ! '

rosi:.

Et moi, je ne veux aimer personne! .le ne veux pas me créer des chimères... C'est fini!

GEORGES

Jamais je ne renoncerai à vous, jamais ! Je vous en supplie, écoutez-moi... Vous êtes trop jeune pour ne pas aimer!

ROSE, brusquement.

Mais, vous ne comprenez donc pas que si je faisais celle folie, je serais perdue ! Je ne pourrais même plus avoir l'illusion

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