‹ Rosine; comédie en quatre actesChapitre 81 sur 149 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

jamais venir me voir. Soyons francs vis-àvis l'un de l'autre, monsieur Georges. Nous ne pouvons pas être amis, maintenant ; nous sommes plus séparés que nous ne l'avons jamais été. Si je laissais, par faiblesse ou par ignorance de la vie, s'établir entre nous d'autres relations que celles qui doivent exister à présent, ce serait un malheur plus grand que tous ceux qui m'ont frappée jusqu'ici.

Je ne vous demande rien qu'un peu d'amitié et de confiance, Rosine.

rosi;.

Un homme m'a déjà dit ce que vous me dites en ce moment. Gomme vous, il ne me demandait qu'un peu d'amitié... .relais jeune, je l'ai cru. Quand on ne veut

pas devenir une fille des rues, on ne croit pas ces choses-là deux fois.

GEORGES

Vous savez bien que je suis sincère.

rose.

Il l'était aussi.

GEORGES

Je vous jure, Rosine...

ROSE

Il m'a fait le môme serment, et un jour, je suis devenue sa maîtresse. Je ne veux pas être la vôtre. Je ne suis pas capable, connaissant votre famille et reçue chez vous continuellement, de mentir et de me cacher, de prendre une figure hypocrite et de baisser les yeux au moindre mot. 01» ! non, j'en ai assez, de l'hypocrisie et

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