SCÈNE XII
Les Mêmes, BIFFTEAKINL
trombonini, Biffteakini.
Eh , vite, mon ami, dépêchez-vous... Un potage pour monsieur... Jugez donc si par notre faute un pareil talent allait tomber en faiblesse.
BIFFTEAKINI.
Vous avez raison... Je le soutiendrai mieux que per-
sonne... (Otant son bonnet et s' approchant respectueusement^) Est-il vrai, que monsieur, me fait l'honneur d'avoir faim ?
GIRAUD
Oui... mon cher... et si vous voulez me faire servir un potage...
BIFFTEAKINI.
Vous le faire servir... Diable; ! je le servirai bien moimême... mais que pourrai-je vous offrir ?
GIR.AUD
Un bouillon.
EIFFTEAKIJYI. ,
Du tout... ce n'est pas assez.
TROMBONINI.
Eh! bien... Un riz , un vermicelle... une julienne...
BIFFTEAKINI.
Non pas, je m'en garderai bien... j'en veux faire un tout exprès...
A la bonne heure; mais dépêchez-vous...
TROMBONINI.
Et moi, je vais faire signer notre souscription.
Il sort.
BIFFTEAKINI.
Je vais, selon mon habitude, me mettre à l'ouvrage en chantant... ce ne sera pas long... ( à part ) Sur quel air ferai-je ce potage-là?... sur la Cavatine de Tancredi.... Tra , la , la , la , la, etc.
GIRAUD
Eh! bien, mon ami , je vous attends.
BIFFTEAKINI.
Soyez tranquille... j'ai Yiâée... (à Trombonini ) J'appellerai cela, un potage à la Rossini... je le porterai sur ma carte, à un franc cinquante pour tout le monde; et pour les artistes la remise d'un tiers comme pour la musique (à Giraud ) Dans l'instant... dans l'instant je vais vous servir.
Il sort.