‹ RossiniChapitre 9 sur 10 · Livre curieux, mais verbeux, encombré de détails inutiles · texte numérisé non relu

Livre curieux, mais verbeux, encombré de détails inutiles

Rossini. Sa vie et ses œuvres, par Escudier. Paris, Dentu,

Il s'y trouve un fort bon chapitre sur Isabelle Colbran.

Rossini, l'homme, l'artiste, par E.-M. OEttinger, trad. fr. de Royer. Bruxelles, 1858, 3 vol.

Ces trois volumes sont remplis d'anecdotes sans importance, ou même de commérages insignifiants. Rossini y « figure » souvent à son désavantage. On y vante sa gourmandise, sa fainéantise, son goût de tous les plaisirs. On n'y étudie nulle part ni son talent ni ses œuvres. Et l'on se vante dans l'« Envoi à Rossini » d'omettre beaucoup de « choses vraies » et d'en ajouter pas mal de « mensongères ».

G. Rossini, par Azevedo. Paris, Heugel, 1865.

Cette biographie contient un matériel d'informations ou de renseignements assez complet. Son principal défaut est d'être écrite sur le ton du panégyrique et de manquer de discernement dans l'éloge. Les anecdotes y abondent, mais l'auteur qui les rapporte ne se montre pas assez soucieux de les contrôler.

Rossini. [Notes, impressions, souvenirs, commentaires, par Arthur Pougin. Paris, Claudin, 1871.

L'ouvrage de M. Pougin est tout ce qu'il y a de plus divertissant. On sait qu'il aime le maestro et [qu'il le compte parmi les hommes les plus spirituels de son temps. Nous recommandons ce livre à tous ceux qmyoudront « étudier » Rossini. Il a pourtant un défaut : c'est l'œuvre d'un admirateur. Mais comme les endroits où l'historien cède sa place à ce dernier sont faciles à reconnaître, l'ouvrage pris dans son ensemble peut inspirer de la sécurité. Les histoires de M. Pougin ne sont rien moins qu'invraisemblables. Sont-elles vraies? — On ne prête qu'aux riches ! — D'accord. Mais il s'agit de savoir si tout ce que nous raconte M. Pougin a été contrôlé soit par lui, soit par d'autres. Et c'est ce qu'on ne sait pas.

Biografia di Gioachino Rossini, par Ant. Zasolixi. Bologne,

Excellente et bien documentée.

Gioachino Antonio Rossini, par Josef Sittard. Leipzig, Breitkopf etHaertel, 1882.

L'étude de M. Josef Sittard est brève et exacte. Elle est, voulonsnous dire, exactement informée.

Son principal défaut est une sévérité excessive, injuste même et qui tient précisément à l'oubli des distinctions indispensables, En disant que Rossini n'a point fondé d'école, M. Sittard a raison, s'il parle du musicien. S'il parle du dramatiste, il se trompe et même, selon nous, assez gravement:

Onoranze florentine a Gioachino Rossini..., par RiccardoGANdolfi. Florence, 1902.

Dans ce recueil, publié à l'occasion de l'inauguration du monument de Rossini à Santa-Maria délia Groce de Florence, il se trouve quelques documents de valeur, il s'y trouve aussi pas mal d'exagérations dans l'éloge. On n'y fait point la distinction capitale, selon nous, entre le musicien et l'homme de théâtre et pour ne la point vouloir faire, on diminue le prix d'une foule de remarques, justes et même neuves, sur le rôle musical de Rossini au xixe siècle.

Gustave Chouquet. Article Rossini du Dictioanary of music and musicians de Grove (en anglais). Excellente étude complète et richement informée.

Page 1