L'OEUVRE DE ROSS1NI
Il pianto d'armonia, cantate, composée pour le lycée de musique de Bologne, et exécutée à ce lycée en séance solennelle devant les autorités communales. Soli chantés par le ténor Agostini.
Demetrio e polybio, livret de Mme Mombelli. Rome, au Valle (les Mombelli, Olivieri).
Sinfonia (ouverture avec fugue pour orchestre) .
Morceaux pour instruments à cordes (arrangements faits pour
Triossi, contrebassiste amateur de Ravenne) . Messe pour voix d'hommes. Ravenne.
Didone abbandonata, cantate composée pour Esther Mombelli,
Bologne.
La cambiale di matrimonio, farza.
Venise, au San-Mosé, automne (la Morandi. Ricci et Raffa-
nelli).
L'eqitivoco stravagante, opéra bouffe en deux actes.
Bologne, au Corso, automne (la Marcolini, Vaccani et Ro-
sich) .
L'inganno felige, farza, livret de Foppa.
Venise, au San-Mosé, carnaval (la Morandi, Raffanelli, Monelli et Galli).
Paris, 4 819. — Vienne (Lablache, Tamburini, Rubini, et Mme Fodor).
Cmo in babilonia, oratorio, livret du comte Aventi.
Ferrare, carême (la Marcolini, laManfredini, Bianchi et Vaccani).
La scala di seta, farza, livret de Foppa.
Venise, au San-Mosé, printemps (la Cantarelli, de Grecis. Monelli).
La pietra del paragone, opéra-bouffe en 2 actes, livret de Romanelli.
Milan, à la Scala, automne (la Marcolini, Galli, Bonoldi). Paris, avril 1821.
L'OCCASIONE FA IL LADRO, OSSIA IL CAMBIO DELLA VALIGIA, farza, livret
de Foppa.
Venise, au San-Mosé, automne (la Morandi, Monelli, 'Raffanelli, Galli.)
Il figlio per azzardo, ossia i due bruschini, farza, de Foppa.
Venise, "au San-Mosé, carnaval (la Cantarelli, de Grecis, Raffanelli)'.
■Paris, 1857, Bouffes-Parisiens, adaptation française de M. de Forges, sous le titre de Bruschino.
Tangredi, opéra, livret de Rossi, d'après la tragédie de Voltaire.
Venise, à la Fenice, carnaval (la Malanotti, la Manfredinu ïodran et Bianchi).
Cliché Alinari.
MONUMENT DE 110 S S INI A S A NT A-MARI A DELL A CIîOCE, A FLORENCE (INAUGURÉ EN MAI 1902).
aris3 aux Italiens, où il fut joué plus de deux cents fois (Mmes Pasta, Pisaroni, Sontag, Malibran, Viardot, Persiani; Levasseur, Bordogni). — A l'Odéon, 1827 (traduction française de Castil-Blaze).
L'iïaliana in algeri, poème d'Anelli.
Venise, au San-Benedetto, été (la Marcolini, Galli, Gentili, Rosich) .
Paris, février 1817.
Aureliano in PALMiRA. livret de Romani.
Milan, à la Scala, carnaval (Velluti sopraniste, Galli, Botticelli, Mari et la Gorrea).
Il turco in italia, livret de Romani.
Milan, à la Scala, automne (la Maffei, Davide, Galli).
Paris, mai 1820.
Sigismondo, livret de Foppa.
Venise, à la Fenice, carnaval (la Marcolini, la Manfredini, Bonoldi, Bianchi).
Elisabetta, livret de Schmidt.
Naples, au San-Carlo, automne (la Golbran, la Dardanelli, Garcia, Nozzari).
Paris, 1822, repris plusieurs fois (Mmes Fodor, Ginti, Pasta ; Garcia, Bordogni).
Torvaldo e dorlisca, livret de Fenetti.
Rome, au Valle, carnaval (la Sala, Donzelli, Galli, Remorini). Il barbiere di siviglia, paroles de Sterbini (d'après Beaumarchais), intitulé d'abord Almaviva, ossia l'inutile precauzione.
Rome, à l'Argentina, carnaval (Mme Giorgi-Brighetti, Garcia, Botticelli et Zamboni).
Paris, 1819, aux Italiens, dont il ne quitte pas le répertoire, — Traduit en français par Castil-Blaze, le Barbier de Séville fut joué tout d'abord à l'Odéon, puis à la salle Chantereine,
ensuite à l'Opéra (1851), au Théâtre lyrique (1857), et à l'Opéra- Comique, au répertoire duquel il figure actuellement.
Les plus grandes cantatrices, les chanteurs les plus célèbres abordèrent le chef-d'œuvre de Rossini (Mmes Cinti.. Sontag, Malibran, Grisi, Persiani, Nissen, de la Grange, Borghi-Mamo, Patti, Dorus, Bosio, Garvalho; Galli, Santini, Lablache, Mario, Tamburini, Rossi, Lafont, Derivis, Chapuis, Morelli, Obin, etc.). La gazzetta, livret de Tottola.
Naples, aux Fiorentini, été (la Chambran, Pellegrini, Casaccia).
Teti e peleo, cantate. Naples, au Fondo, à l'occasion des fêtes du mariage de la duchesse de Berry (la Colbran, la Dardanelli, Davide).
Otello, livret du marquis de Berio.
Naples, au Fondo, hiver 1816-1817 (la Colbran, Davide, Benedetti, Nozzari).
Paris, 1821 ^Mme Pasta, Garcia) ; repris souvent. Traduit par Alphonse Roger et Gustave Yaëz, Othello fut joué à l'Opéra en septembre 1844 (Mme Stolz, Duprez, Baroilhet, Levasseur).
La cenerentola, dramma giocoso en 2 actes, livret de G. Ferretti. Rome, au Valle, carnaval (la Giorgi-Brighetti). Paris, 1822. Souvent repris (Mmes Alboni, Borghi-Mamo; Lablache).
La gazza ladra, livret de Gherardini, d'après la Pie Voleuse, mélodrame de Daubigny et Gaignez.
Milan, à la Scala (la Belloc, Monelli, Galli). Paris, 1821. Souvent repris (Mmes Malibran, Patti...) Armida, livret de Schmidt.
Naples, au San-Carlo, automne (la Colbran, Nozzari, Benedetti.)
Adélaïde di rorgogna, ossia ottone, livret de Ferretti.
Rome, à l'Argentina, carnaval (la Manfredini, la Sciarpelletti, Monelli).
ADINA, OSSIA IL CALIFO DI BAGDAD, fdVZCl.
Lisbonne.
Mosé in egitto, livret de Tottola.
Naples, au San-Carlo, carême (la Colbran, Nozzari, Porto).
Paris, octobre 1822 (Mmes Pasta, Cinti ; Levasseur, Garcia. Bordogni) .
Traduit par Jouy, Moïse fut représenté à l'Opéra le 26 mars 1827, avec de nombreux remaniements apportés à la partition (Mme Cinti; Nourrit, Dabadie, Levasseur, Alexis Dupont). Repris en 1852 et en 1863. Représenté en plein air au théâtre d'Orange (1888).
Ricciardo e zoraide, d'après le poème de Ricciardetti.
Naples, au San-Carlo, automne (la Colbran, la Pisaroni, Davide, Nozzari).
Ermione, livret de Tottola.
Naples, au San-Carlo, carême (la Colbran, la Pisaroni). Parthenope, cantate, au San-Carlo, à l'occasion du rétablissement
du roi de Naples.
Eduardo e cristina, centone, livret de Rossi.
Venise, au San-Benedetto, printemps (la Cortesi, laMorandi, Bianchi).
La donna del lago, livret de Tottola.
Naples, au San-Carlo, automne (la Colbran, la Pisaroni, Davide, Nozzari).
Paris, octobre 1825.
Bianca e faliero, livret de Romani.
Milan, à la Scala, carnaval (la Bassi, la Camporesi), Maometto secondo, livret du duc de Ventignano, célèbre jettatore. Naples, au San-Carlo, carnaval (la Colbran, Galli, Nozzari, Benedetti).
Adapté pour la scène française par Balocchi et Soumet, le Siège de Corinthe fut joué à l'Opéra. La partition fut remaniée par Rossini qui ajouta plusieurs morceaux, entre autres la scène
de la bénédiction des drapeaux (Mme Cinti-Damoreau, Nourrit, Derivis). Repris en 1844-, en 2 actes.
Matilda di shabran, livret de Ferretti.
Rome, à l'Apollo, carnaval (la Lipparini, la Parlamagni, Fusconi). Orchestre dirigé par Paganini.
Paris, 1829, et en 1857, aux Italiens, avec Mmcs Bosio et
Borghi-Mamo.
Zelmira, livret de Tottola, d'après une tragédie de Du Bellay.
Naples, au San-Carlo, hiver (la Colbran, la Cecconi, Nozzari, Davide).
Vienne, 1822 (Mme Echerlin, Botticelli).
La riconoscenza, cantate.
Naples, à l'occasion d'une représentation an bénéfice du compositeur (la Dardanelli, Rubini, Benedetti).
Semiramide, livret de Rossi.
Venise, à la Fenice, carnaval (la Colbran, la Mariani, Galli).
Paris, 1825 (Mmes Pasta et Fodor). Repris souvent (Mme Aiboni...).
Traduit par Méry, Sémiramis fut jouée à l'Opéra en 1860 avec un ballet composé par Carafa, qui ajouta des récitatifs (Carlotta et Barbara Marchisio).
Plusieurs cantates (Il Vero Omaggio, II Bardo, VAugario Felice, la Sacra Alleanza), exécutées à l'occasion du Congrès à Vérone soit au Filarmonico, soit aux Arènes (la Tosi, Velluti sopraniste, Crivelli, Galli).
Il viaggio a reims, ossia l'albergo del giglio d'oro, livret de Balocchi, œuvre écrite pour les fêtes du sacre de Charles X.
Paris, 19 juin (Mmes Pasta, Mombelli ; Zuchelli, Bordogni...)
Le comte ory, opéra en deux actes de Scribe et Delestre-Loirson. Paris, 20 août, Opéra (Nourrit, Levasseur, Dabadie, Mmo Cinti-Damoreau).
Dans la partition, Rossini intercala la plupart des morceaux , de l'œuvre précédente.
Guillaume tell, opéra en 5 actes, livret de de Jouy et Hipp. Bis.
Paris, 3 août, Opéra (Nourrit, Dabadie, Levasseur, Mme Cinti- Damoreau...).
Cette œuvre n'a jamais quitté le répertoire de l'Opéra. Duprez y fit ses débuts en 1837.
Les Soirées musicales, recueil de douze mélodies publié chez l'éditeur Troupenas.
Stabat mater, dédié à Don Varela; composé, quant aux six premiers morceaux, en 1832, achevé en 1841.
Après une audition partielle dans les salons Herz (31 octobre 1841), une exécution intégrale du Stabat fut donnée aux Italiens, le 7 janvier 1842 (Mmes Grisi et Albertazzi ; Mario, ïamburini).
Robert Bruce, opéra en trois actes, paroles d'Alphonse Roger et Gustave Vaez.
Paris, 30 décembre, à l'Opéra (Mmes Stolz, Nani; Baroilhet).
Cette partition n'est qu'un « centone » ; l'adaptateur fut Niedermeyer.
Petite messe solennelle, à l'hôtel de M. Pillet-Will, le 14 mars (les sœurs Marchisio; Gardoni, Agnesi).
Ajoutons, pour compléter ce répertoire, que Rossini écrivit quelques mélodies détachées, parues çà et là ; un certain nombre de morceaux de piano, avec titres bizarres, qui sont des jeux d'esprit, plutôt que des œuvres musicales; trois chœurs religieux (1844) la Foi, l'Espérance et la Charité, dont les deux premiers étaient tirés d'une œuvre de jeunesse restée inédite, Œdipe, tragédie lyrique; et enfin à l'occasion de l'Exposition universelle de 1867, une Cantate, dont l'exécution eut lieu le 1er juillet à la distribution des récompenses, et qu'il dédia à Napoléon III et au vaillant peuple français : « Hymne avec accompagnement d'orchestre et de musique militaire, pour baryton (solo), un pontife, chœur de grands prêtres, chœur de vivandières, de soldats, du peuple. A la fin, danses, cloches, tambours et canons. Excusez du peu. »
La vie de Rossini, par Stendhal. Paris, 1823. — Nouv. édition, Calmann Lévy, 1854.
L'ouvrage le plus ancien, non pas le plus complet, mais sans comparaison aucune, le plus intelligent de tous.
Stendhal nous donne en même temps que ses impressions celles de tout un groupe d'amateurs italiens. Il nous fait l'histoire des œuvres, de la manière dont chacune d'elles fut accueillie. De Tancredi à la Donna del lago, il analyse en détail la presque totalité des opéras qui réussirent et chacune de ses analyses — à l'exception de celle d'Otello, — est un modèle d'analyse musicale et psychologique. On peut n'être pas toujours de son avis. Mais la même où il a tort, on comprend qu'il se soit trompé; Castil-Blaze a dit de cette vie de Rossini qu'elle était prise dans les Rossiniane lettere de Carpani. En parlant ainsi, Castil-Blaze parle de ce qu'il ignore. Passe pour les Haydines de Carpani. Stendhal s'en est servi, il y paraît bien. Mais sa Vie de Rossini est une œuvre de première main, c'est même une source.
Le Rossiniane, ossia Lettere musico-teatrali, par G. Carpani. Padoue, 1824.