‹ Rouen; étude d'une agglomération urbaineChapitre 14 sur 168 · Lemoine : 22, p. 3'i, oij · texte numérisé non relu

Lemoine : 22, p. 3'i, oij

2. Belgrand et Eemoinc : 0. p. 449; •^* ^- '"' ^'■' ^'^ofll en long du maximum des 4 grandes crues. Sur l'inondation de 19 10, voir V. Nouaihac, l'iocli et \i. Maillet: La crue extraordinaire de la Seine, A. de G., XIX, [). ii3; Lemoine : La crue de la Seine en 1910, La Nature, 9 août 1910; 10. Maillet : Ix- régime liydrologique du bassin de la Seine et les crues de janvier, février 1910, La Ci., \Xl, p. 409; L. Gallois: Sur la crue de la Seine de janvier 19 10, A. de G., XX, p. 112.

que la décrue a commencé à la lioullle quelques lieures avant (lavoir lieu à l\ouen, car la Houille, plus en aval,

FiG. /|. — Grue (le lyio à Rouen.

.(Les maxiiiia rie la rivière à Manies et les iiiaxima do la nier au Havre n'onl jainai>

coincidô, ce (pii explique la laiblcsse relative du [diénoniùne.)

est mieux inlliiencée par la marée. La mer apporte, jus- (ju'au\ limites du mascaret, des moddicalions à la forme y:énérale des inondations de la Seine.

Dans ces périodes troublées, le niveau du lleuve à Rouen est bien en proporlion a\ec la liauteur des eaux à Mantes, mais surtout avec la hauteur de la marée au Havre. Les crues de 1 88 a- 1 883. inférieures à celles de 187 G jusqu'aux environs de Saint-Pierre-du-Vauvray, lui sont devenues supérieures entre Saint-Pierre-du-Vauvray et l\ouen. Cette différence est due à la barre, qui, en temps d inondation, se fait sentir bien au delà de Martot dont les écluses sont submergées. En 1882, le maximum de la crue a coïncidé avec de fortes marées et cette coïncidence n'a pas eu lieu en 18-6'. Par un concours de circonstances analogues, la crue de 1910, si terrible pour Paris, a été moins préjudiciable pour Rouen (fig. 3 et 4).

Jusqu'au 28 janvier, malgré les désastres commis dans la capilale, elle ne s'était guère fait sentir à Rouen. iMais en six jours, le niveau atteignit lo^.o/i, soit o"',8o audessus du parapet des quais; le dommage ne fut pas important. Les grosses eaux touchèrent l'altitude de 8 mètres à Mantes, à partir du 3o janvier, et arrivèrent à Rouen deux jours plus tard alors que la marée était en décroissance. Pendant ces deux mois de crue, jamais les niaxima de la marée ne coïncidèrent avec les hautes eaux du lleuve venues de Mantes. Pendant toute cette période, le niveau de la Seine varia très peu à Rouen. Prises dans le resserrement du port principalement entre les deux ponts, les eaux s'écoulaient liés dilTicilement. L'intervalle de temps qui sépare une marée delà suivante était insuffisant pour |ierniellre au trop-plein de se déverser vers la mer, si bien que le niveau restait à peu près stationnaire, que l'heure de la marée fût passée ou non. Le 28 janvier, la cote de la basse mer était au marégraplie de l'île Lacroix de ()"'J\\ ; celle de la haute mer de 9"',r)f) ; soit une différence de o"',9,i), alors qu'à cette époque l écart normal de la pleine à la basse mer est de i^.So. Le 3 février, l'écart était de o'", 10 alors que normalement il eût été de r",4o.

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