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•yO LE SITE DE ROUEN
que les eaux de Darndial sont potables à la fontaine de Lisieux assez proche de la source et peu contaminée par les conduites, que les eaux de la fontaine Gaalor ont un résida crayeux double de celui de la Seine et enfin que les eaux des fontaines Notre-Dame el du Plat sont imbuvables comme l'eau des puits'. Pour ces raisons, concluait-il, Rouen est le pays d élection de toutes les maladies infectieuses, la fièvre typhoïde el la petite vérole spécialement. Bien que le débit de ces sources soit réservé à la voirie, et que la ville soit présentement alimentée par les eaux de Fontaine- sous-Préaux, les épidémies font encorede nombreuses victimes. Après la fièvre typhoïde de iÇjo'S, la municipalité s'eflbrça de rechercher si cette maladie était imputable aux sources nouvellement captées. La commission remarqua que même au griffon la nappe était loin d'être pure.
De par la structure générale, le massif crétacé à travers lequel se fait la circulation des eaux est divisé par une infinité de fissures et de diaclases, principalement dans les étages du Sénonien, les plus voisins de la surface du sol. D'autre part, la craie décomposée par 1 acide carbonique contenue dans les eaux d'infiltration et de ruissellement, élargit sans cesse les fissures oi^i cheminent les eaux pluviales. Cet agrandissement a pour premier résultat d"abaisser le plan d'eau, puis de créer dans la masse crétacée des effondrements partiels et locaux qui établissent souvent une communication plus ou moins directe entre la surface du sol et les canaux souterrains où l'eau circule. Enfin des béloires naturelles, résultat de la décomposition de la craie, des bétoires artificielles provenant de l'abandon d'anciennes marnières ou même creusées pour l'écoulement des eaux de surface, comme à la Tribourdaine près de Quincampoix, tous ces gouffres sont les réceptacles où se déversent avec les pluies et les neiges fondues toutes les particules du sol agricole et aussi les