SCÈNE XIII
DUCAP, PAUL.
DUO A p.
Et ma femme, où est-elle ?
PAUL
Votre femme ? elle est descendue au jardin.
DUCAP.
Vous deviez m'attendre ici, ce me semble.
PAUL
Elle a préféré vous attendre là.
DUCAP.
Et que fait-elle au jardin ?
PAUL
Je ne sais trop je suppose qu'elle regarde fleurir les arbres et qu'elle emmagazine les parfums.
DUC A p.
Alors, pourquoi ôtes-vous ici ?
Je viens voua demander quel nhîffre tous mettei: Bur votre Ouroase.
Quel chiffre ?
PADL.
Oai, qàel chiffré.
Ah I parfait, parfait I je vois ce que c'est, maintenant.... la livi-ée, la voici (il court ta prendre et ta
montre avec orgueil.) l'image sur la voilure, ah I
oui.... qu'est-co que je mettrais bien ?....
PADL.
Quoique chose qai rappelle votre condition.
onoAP.
C'eat que je do veux pas la rappeler ma condition....
PADL.
Votre condition présente.... votre condition nouvelle ....
DOCAP.
A la honne heure I
PAUL
Voue étiez dans la gêne et voue êtes dane l'abondance.
nncAP.
C'est vrai.... c'est vrai! (wn silence.) Ah I je l'ai. • - ' une corne d'abondance alors I
PADL.
Cest cela, une corne d'abondauce.
ji'iv ! .' f
pRÉMîiàt AèfK 87
DtJCAP.
Faite8-la bien vÎBible.
PAUL
Oui, oui, pbur'ôti^è Vue dé cSfe'el'^ fr&cit.
DtrOAP.
Et quaoU poùrrai-je l'étrenaer ?
La coi*Be ?
buÔAP.
; Ea VbîAire, 1^ vbîtdre !
PAUL
C'est aujoard'hai mardi, dimanche, s'il fait
beau. Je cours à ma boutique ....
DOCAP.
Je sors avec vous ; je vais aller vous voir peindre, si cela ne vous gêne pas
Cela me gêne nullement, monsieur. (Ils sortent').
MADAME DUCAP.
C'est nv calice qu'on me préBoote, je le sens. Ah
si jt; pouvais lo roponsser I refuser de le boire I . . . .
Mais comment leponrrai-je î Si je possédais' seule
le eecret, îl ne serait pas malaisé do le taire; il
monrmit avec moi Si je ne vais point & Lorette.
cette femme le confiera & d'antre, .... c'est pcut^tre fait déj&.... Oui, puisque le cura l'a conseillée de me voir, puisqu'il me mande.... Il l'a peut-êlre dità Paul son cousin. Tout le monde va le savoir avant moi.... Je m'effraie de rien peut4tre. Et s'il s'agit d'enfante, il y a des enfante qui so r'Bsemblent et des accidents qui se i-épètent. . . . (Un temps) Je verrais la moitié de ma fortune m'échapper.... et mon autorité affaiblie I.... Ahl mon vieux, si tu me faisais une pareille injustice!.... Comment provenir le coup, et comment le supporter î Maie que dira le mondo si ... . (Vn temps.) Buhl chassons ces pensées noires, appelons Gerisolte, elle est gaie, elle va me distraire. {^Elle sonne.')