‹ Rouge et bleu: comédiesChapitre 23 sur 86 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

MADAME DTJCAP, CBRISETTB.

CERISETTB.

Tous avez sonné, madame ?

PBEMŒR ACTE. 89

«AD, DUOAP, Oai, Cerisette, je m'eniinie et je TOadr^îs causer un pea. Prenez bd si^ge.

OEBIBETTE.

Je le venz bien : madame me fait beaaconp d'hon nenr. (Elle s'assied.')

KAD. DOOAP.

Vous poQvez condre oa tricoter, toat en CBUsan^

oeB onvrages-là n'empâchent pas lalangnede marcher.

CEBISETTE, M levant poar prendre son tricot.

Oq dirait, an contraire, qne le babil anime l'aigaille. Mon tricot est là qui m'attend. Je vais me bfiter de fia ir les bas de monsieur. La laine est âne, doace. Avez-vous tricoté dé})i ?

HAD. DDOAF.

Oh t oni : ti'icoté, consn, filé : j'ai fait an pen dt» tont. Il le fallait bien ; je n'ai pas tonjoars été riche et grosse dame.

Après le travail le repos est plus donx, après la gêne on doit joair beanconp mieux de la richesse.

MAD. rtroAP.

Cependant il y a partout des sacrifices à faire... Je BUia riche, mais .... il est vieux.

Et vouH 6te^ si jeune CDCçre.

MAD. DncAP.

Je ne savais pas trop co que je faisnis ; j'ai Ht poueede par ma mère, . . .

Je comprends que vous n'avez paa fait un mariage d'amqar. ( ÇTn. <em^s.) UaU il es^ bon, il est çompUÎeant. l^us o'ayez p/is de peine avec lui. Quel tge »it-i"|?

MAI). DUCAP,

Soixante.

CB RISETTE

Il peTit dnrer longtemps encore.

MAP. DUCAP.

Sans quinze anK j'en aurai quarante.... quarante ! héjasi nho vieille femme! . . .Etpui^.s'il viyaityin^ ans encore ?... -Vingt cinq? Ça eo voit des vieillards de quati'c-vi ugts pani^és ....

CEB18GTTE.

Il n'avait pas d'enfanta ?

HAB, DUCAP.

Ah ! s'il en avait eu I

CERt BETTE,

Six moÎH gheJî le oui'é et trois mois chez im moo- Bipu'' Tmdelle,

MAD. DUCAP.

Avez-vou8 connu une femme du nom de ... , Arrftte£^ono....Toupin.... Ai-pia.... Ça rime avec pin, toujonrs.

CERISETTE

J'ai connu la veuve Toupin. Elle se disait veuve, mais personne ne lui a jamais vu de mari.

MAD. DUCAP.

Elle l'était d'autant plus alors.

CERISETTE

BUe est malade, elle va mourir,

MAD. DUCAP,

Il faut finir par là.

CERISETTE

Itp&rattque l'histoire vient d'elle. Si elle n'cit pKB vraie je suppose qu'elle le dira avant d« partir.

MAD. DtTCAP,

Bu chantage ! . . . . La misérable ! . . . . J'ai entendu parler de cela.

CXKI8KTTX.

Oai, ça vous regarde joliment ausei.

UAD. nncAP.

Mais personne n'en croit rien.

CERISSTTK.

Klle se vantait de ]>oLivoiv dire où «st la petite fllle de M. X>achp, votre mari. . . .

MAP. DDOAP.

Qui s'eat noyée. . ' . la cfaoae eat aUre.

CERISBTTE.

Ellfi ne se serait pas noy^e alors.

M AD. nUCAP.

Je connais o«ta. C'est nne gaeuse que cette prétendue veuve. . . . Ma famille l'a comblée de bienfaits, et an lien de m'en garder de la reconnaisfance, elle cherche k me nuire. Je vais tout vous dire ; je la sais l'histoire..,. Elle connaît nne jeune fille, la sienne probablement, et elle veut la faire passer pour l'enfant perdue, l'enfant de mon mari, si je n'achâte pas sou silence. Elle pense m'effrnynr. Si jamais cette fansae héritiàre, cette fille empruntée entrait ici, «lia tionverait la vie dure, je le promets. . . *

Il fout être bien méchant pour inTenterde pareilles histoires.

1C4D. DUCAP.

La jeane fille qui ee prêterait i cette snpercberie, mériterait d'Être jetée dans la chute Hontmoreocy.

La chute, oh ! qu'elle est haute I

L'avex-Toua vue ? (0» tntend une voix dans Ptnlrée, qui dit : ) Personne i«i ?

CBRISETTS, >e levant vivement.

Quelqu'un qui entre. Je ne oonnaia pas catte voix. (ElU tort.)

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