SCÈNE XIII
DUCAP, CEEISETTE.
DUCAP, embrassant Cerlsette.
Cerisette I ô ma petite Cerisette !
CERISETTE, se déf^ndftpt.
Monsieur!.... Monsieur Dupap ! Je vais appe-
lidr madame.
DDCAP, la couvrant de baisers.
Appelle .... Oui, appelle . . . .Mais appelle donc, cher ange, ma toute belle, ma bien»aimée. • . • !
CERISETTE
Monsieur, c'est infâme ce qu.e vous faites là. Laissezmoi. Mais laissez- moi donc ! . . • «Ah I si Jean était ici !
DUCAP.
Te laisser ? jamais ! . . . .Jamais, entends-tu ? Qu'il vienne donc Jean I qu'il vienne donc Paul ! . . . .Sais-tu que je t'aime, que je t'adore ?
CERISETTE
C'est de la folie. Monsieur Ducap, c'^st de la folie , . . •
DUCAP.
Oui, c'est la folie de l'amour patei'nel.... Cerisette, je suis ton père.
nEUXIEHE ACTE.
Cette femme jalouse qudjo n'avais pas voulu époaser s'était vengée en m'enlevant mon enfant.
C'eat-i-dire qu'elle i'avait fait enlever par son amie, la malheureuse qui vient de mourir à Lorette. Par boDhenr que la peur de l'oofer lui a délié la langue, à oelleHîi.
DCOAP.
Oui, elle à tout déclaré avant de mourir.
PAUL
£lle a mandé madame Ducap afin de lui révéler tout. Madame à tardé un peu et la mort n'attend
Ah I tUe yonlait voir ma femme I . . . . Oui, < ae çomjirend bien Et elle a écrit.
C'est mon cousin le curé qui a écrit, quand il a vu que la pauvre moribonde battait de l'aile, et il a
suivi sa lettre de prèrt, comme voua savez.
Je oompiençU maintenant ^^(OQI^BInJS^t (it 4* douleur d* ma pauvre femme.
DIUXIEMB ACTE.
OÏRISETTB, plenrant.
Ohl oui, comme elle a dû sonffrir, ma mère....
Il fandra que je meare pour la voir La retrouver
«Ile ansBi c'eut été trop de bonheur à la fois Icibas toate coupe de félicité doit avoir une goutté d'amertume.
NouB allons élronner, pour Cerisette, la voiture de gala et la livrée.
CEBISKTTE.
Kon, pas pour moi, cher papa.
Oui, oui, je M veax. . . .Ecoute ton père, petite. Tu eai», il faut écouter son vieux père. " Père et Mère tu honoreras afin de vivre longuemeot"... .Paul, allez dire à J-an qu'il prépare tout. Qa'il attelle les chevaux sur le caroase ueuf, & mon chiffre ; qu'il revSto sa livrée. . . .C'est fSte aujoui-d'hni ; c'est grande fête I . . . .Ma fille était perdue, je l'ai retrouvée ! . . . .N'ouï allons promener notre bonhenr dans le village étonné ....
PAtJL,
La peinture du carosse n'est paa sèche encore. ..• Ça ne fait jien, voue recommencerez.
C'est biéD, je cours chevcher Jean. {Il sort par vne porte Jean entre par une autre.)