SCÈNE XI
PAUL, CEEISETTB.
Pauvre madame Gacap, comme elle a 4ié surprise I Elle ne s'attendait sûrement pas à ce qu'elle vient d'apprendre. On ramasse ses forces quand on est menacé.
Elle s'attendait à quelque chose cependant.
CERISETTB.
Monsieur parait bien inquiet.
PADL.
C'Mt assez naturel d'être inquiet en pareille circonstance...* A-t-elle repris ses sons 7
DKDXIEMB ACTE.
Venue 7 Elle est veDue ?.. .Totnbâe du ciel comme une ondée ?
PAUL
Tombée da ciul .... pat In giâce d'un ami.
CERtSSTTK,
Je ne comprends pas.
PAUL
Far la grfioe d'un ami, qui me fait une petite part de BOn bien pour me permettre d'4poaser an» femme que j'aime.
CEBI8BTTS.
O l'ami compJaÏBaat et généreux!,.., Il est heureux pour roua qu'il ne ae soit pas avisé de l'aimer, celle que vous aimez.
PAUL
Voua oroye» T
CBRtSETTE,
Voua sériée resté pauvre et célibataire.
PAUL
11 7 a des générosités, comme il y a des égulames, qiQi dépassent le rave et atteignent l'étrange.
PAUL
HaiB, vous mémo, n'y songiez-voua pas o» matin T
CEKISfitTK.
Les jours soat longs.
PAUL
£t du matin au soir on peut naiti-« et moorir. On peut m6me changer d'idde ....
PaUI..
Cela ne iti'a prie qu'une seconde.
IJERlSGnS.
Hein?
PAUL
Une seconde.
Pont?
PoDF ohkbgèf d'idSé.
GERISETTE.
Mfi^is VOUS n'avez pas changé puisque . . • •
Si, Bi.
GERISETTE.
Vous ne vous mariez pas ?
PAUL
Pardon, je me marie. ••• pas aveo vous.
OERISETTE.
Pas aveo moi ? . . . . Je le sais bien.
PAUL
Je vous laisse à un homme qui vaut mieux que moi, et qui vous aime autant que vous l'aimez.
GERISETTE.
Paul, oomme vous avez l'air mystérieux t
PAUL
Oerisette, nous serons frère et sœur.
GERISETTE.
C'est Juliette que vous aimez !
PAUL
Cett Juliette I
Elle I Elle I Hais non, es n'est pas possible. Ils ae moquent de moi, ces gena-lù. Oh I que j'ai eu peur ! [Il éclate d« rire.) Ohl quo j'iii eu pouri Et pour rion... Mais pourquoi doue s'eât-elle évanouie, ma femme? La surprise, elle aui-ei, la surprise. . . . Une femme, ça s'tfTanouit.... pas un homme. Où ost-elle, la obère petite ?..•• Comment vais-je lui dire cela? Vaia-jo d'abord l'embrasser, l'étreîndre sur mon cœur ?.... Oui, cela va la surprendre. Elle va se défendre ; elle va crier, se fïcber. • . ■ ah I uh I ah I ah I (Z/ appelle.) Cei'iaetle ! Cerisetto 1 . . . . que Dieu est bon I . . . • et que les femmes {Cerisette accourt.)
DEUXIi;M]E ACTE. 145