‹ Rouge et bleu: comédiesChapitre 44 sur 86 · SCENE XIX · texte numérisé non relu

SCENE XIX

LES MÊMES, DtJCAP.

DOCAP,

Comment 1 eomment ! toi ici, Jean?.... Et je viens de t'ordonner do mettre les chevanr an

caroBse 1 Et ta livrée ? Où est-elle, ta livrée 7. . .

Croia-tu que tu fais là nno chose convenable?..,. N'oublie pas que tu es domestique et que Cerisetlo n'est plus seiTante. Elle est devenue demoiselle et toi, tu es rest4 manant. Plus de rapports entre vous,

que ceux de maîtresse à valet Par exemple !

El toi, Cerisette Yvonne! Yvonne 1.... toi mon

enfant, respecte ta nouvelle position sociale.... Le ciel ta rendu ton rang, sois digne d'y rester.

CERISETTE

Cher papa, l'or peut bien me faire changer de robe, maie pas de cœur, Youb eavez bien qn« nons nons

aimonR, Jean et moi, depuis longtemps déjà. Nous avons toujours été de ^na serviteurs, nous serons de bons enfants .... Tous verrez.

DLCAP.

Une mésalliance.

Mais une alliance qui nous apporterait le bonheur à tous.

Pas à moi, pas à moi I

CERISETTE

Ob ! ne faites rien qai pourrait amoindrir le bODhenr que je ressens d'avoir retrouvé mon père ! . . . . On ne peat donc avoir jamais deux félicités à la fois I Mon Dieu ! Mon Dieu t

Et puis, s'il devient ton mari, il ne pourra plus port«r ma livrée. . . .Elle lui va si bien 1 Troaverai-je quelqu'un d'aussi bien fait pour elle?.... Vrai, je n'y puis consentir.

Voua n'êtes pas sérieux, monsieur Dacap, et Tons aimez trop votre enfant pour ne pas lui faire le saorifioa d'nna fantaisie.

Et re-trou-ver le cœnr.,.. retrouver le ccenr.... Après tout, c'est peat-Stre vi-ai.... C'est [donc en trouvant des enfants qu'on trouve da cœur.... Oui, je le sena, l'isolement et l'ennui, m'avaient desséché. J'étais aride comme iin sable. mou enfant, ma Oerisettel tu ea la source bénie qui arrose et rafraiohit mon Smel Kee sentiments s'éveillent plus doux et plus chrétiens à ta voix.... Bn t'euteudant m'appeler pôi e, moi qui avais oublié ce nom divin, je me seue attendrir, je rae tiouve meilleur, je pleure. . • oui, je pleure. .. . et. , . , je vous bénis. (Il étend les mains sur leurs tites, Jean et Oeràette tombent dans les bras l'un de l'autre.) Mad. Ducap entre.

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