BENÊ
Mais la famille qui souffre de la privation de ses biens?....
M. FLAMEL
Elle peut attendre encore. ,
RENÉ
Vous n'avez pas le droit de ... .
M. FLAMEL
Pardon, M, Mural.
RENÉ
Expliquez- vous.
M. FLAMEL
Cette famille .... C'est la mienne 1 .... Théritier .... c'est moi !
RENÉ
Vous?
Lui ! !
MAD. MURAL
M. FLAMEL
Monsieur Mural, j'accepte votre bien.... ce bien dont mon père a été injustement dépouillé ....Mais votre générosité me touche, et je vous prie d'accepter la main de ma fille.
RENÉ, avec tristesse.
Non, M. Flamel, non 1
M. FLAMEL
Vous refusez ? .... pourquoi donc ?
RENÉ
. Parce que je suis pauvre maintenant.
M. FLAMEL
{A part) Noble garçon ! .... C'est dommage qu'il ne soit pas bleu ! (Haut.) Ah 1 j'ai une idée ! .*.. une idée superbe ! ... (IL appelle sa fille,) Eva 1 .... ma fille ! {Eva, fUle, entre,)
TROi:SÏÈ¥IG AGTÏ, 381
JYA.
Et que me fait rargent ? que i^'i^ipQrte jUtlor^ tune ? c'est you^ jtaiçxe !..,. Me croyez- vous incapable d'un sentiment généreux ?
Je vous sais la plus généreuse des femmes, mais je ne puis accepter votre sacrifice.
Ce n'est pas un sacrifice que d'unir ma destinée à la vôtre, c'est ma gloire, mon bonheur !
RENÉ
Eva, je ne vous dis pas adieu pour toujours ; je ne renonce pas à l'espérance de vous associer un jour à ma destinée.... Je vais travailler. Je me sens assez de courage et de cœur pour reconquérir au moins une douce aisance.
EVA
Je veux vous aider ; je veux être avec vous dans les mauvais jours, afin d'être plus digne d'y demeu* rer dans les jours heureux.
RENÉ
O ma bonne amie, ne me tentez pas t.... $i vous m'aimez , attendez et priez. {Jeannette entrer)
RENÉ, agent.
Est-ce bien vrai, mesdemoiselles ?
EVA, fille.
L'esprit et le cœur sont d'accord.
EVA, nièce.
Pour une fois !