‹ Rouge et bleu [microforme]Chapitre 20 sur 120 · SCÈNE, DOUZIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE, DOUZIÈME

ESTELLE

Et ce n’est pas tout. La terrace Frontenac-Dufferin, où l’on sc promène aux accords de la musique, Jusque sous les canons de la citadelle...

M. MONTOUR.

Et le grand hôtel, et lo pont !

LE CHASSEUR

Ce ne sera point un pont aux ânes, celui-là, il est assez. diffcile à résoudre.

OLIVE, Et puis l'élargissement de la rue Saint Jean. LE CHASSEUR, surpris.

La rue Saint Jean ? .

M. MONTOUR.

La, rue Saint Jean, tont un côté à terre.

MAD. MOPROUR

Pour le relever, le rebâtir. ..

ESTELLE

Et voilà pourquoi nous somines ici.

LE CHASSEUR

Voilà pourquoi vous êtes ici ?

Hà

M, MONTOUR.

Oui, monsieur, oui. J'étais là, sur le côté démoli. J'ai vendu comme les autres. Il le fallait bien. Devant l'intérêt public, l'intérêt privé s’efface. Mais j'ai senti un déchirement là, (Z! met la main sur son cœur). Et puis, je ne voulais pas rebâtir. À mon âge on s'amuse à regarder faire ceux qui cnt des espérances et LL pensent que la vie est longue.

MAD. MONTOUR.

Une fois ma chère vieille maison disparue, j'aimais mieux disparaître aussi. Pauvre maison où mes aïeux son morts, où mes enfants sont nés | où je vouluis mourir aussi |... |

M. MONTOUR, au chasseur qui verse des larmes.

Vous vous attendrissez, monsieur ; vous comprenez nos regrets. LE CHASSEUR.

Oui, monsieur, je comprends que l'argent qui paie une chose ne peut payer un attachement ; il éteint

uno dette mais non pas une affection, {Un temps.) Et vous comptez vivre ici déformais ?

MAD. MONTOUR,

Nous ne sommes pas fixés définitivement encore.

ESTELLE

Nous cherchons,

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