SCÈNE II
DUCAP, JEAN.
Oùi, monsiéur Ducap, il ÿ ‘a uno idée M-dédurié, mais il n'est pas sûr qu’elle soit bien saine,
DUCAP.
Pas saire ? et pourquoi ?
porter
même, JEAN.
ATEN ; Dame! si c’est une idée alitée, elle doit être un peu ais loin MAT
gt ans. DUCAP,
a de Triple ignorant, si tu connaissais l'orthographe, tu : ne dirais pas une pareille sottise. De quoi te sert F 4 Je d'avoir été aux écoles ? Si j'avais feuilleté la moitié PINCE des livres que tu as lus, j'en saurais plus long que toi. “ rat Le gouvernement vient d'établir des écoles du soir, Dis tu ferais bien de profiter de l'avantage qu'il t'offre, et nant “ dérouiller un pou ta mémoire,
haut, de JEAN.
oute de J'ai trouvé cela dans un dictionnaire ; ga n’a pas femme. été mis là pour rien, je suppose,
T'TOCAP.
Oh! quand il fav :mprunter son esprit ...
J'avoue qu'il est mieux de le prêter....mais ça ne paie point, personne ne Île rend.
DUCAP.
Tiens! mon garçon, un conseil: Fouille donc la terre plutôt que les livres. Tu n’es pas de force à les comprendre. .
JEAN
Le beau mérite d'écrire des choses que tout le monde comprend! Mais je vous demande pardon, M. Ducap, j'ai voulu badirier; je n’y tiens pas du tout à mon idée alitée.
DUCAP.
Tu n'y tiens que trop; je vois cela'à ton air.
JEAN
Regardez-moi bien. ÆEst-ce que je n’ai pas l'air. 8 que } P soumis, respectueux, convaincu, maintenant ?
DUCAP,
Ton air to démont.
JEAN, feignant de s'emporter.
11 n'oserait pas : je ne souffre: pas un démenti.
DUCAP, Ne t'emporte point, mon garçon, c'est ton bien que je veux.
JEAN
Je ne m’emporte pas....mieux.
DUCAP.
Il est bon de connaître la valeur des mots, et la signification des choses. (I! montre la livrée.)
JEAN
Les mots sont comme la plupart des honimes;.ils: n’ont que la valeur qu’on leur prête, et les choses …..
DUCAP, Les choses ? LI
‘ le L JEAN.
y M. Changeons de propos, s'il vous plaît. Je viens vous # ut à : parler d’une affaire.
Tu voudrais bien me donner le changè, mais le père Ducap n’est pas facile à rouler ....Tu me connaïs ?
l'air | JEAN
Je ne m'en flatte pas: je croyais vous connaîtres mais chaque jour vous vous montrez sous un nouvoau.... jour.
DUCAP.
Tiens, en voilà une finesse... . Puisque le jour change,
JEAN
dis Et nous changeons avec lui, je le sais, hélas | DUCAP.
Au reste, il me plaît de changer... É + lé JEAN
On n’y perd pas toujours.
DUCAP.
s'ils A mesure que ma fortune s'arrondit,
ê JEAN. à
Et que vos femmes rajeunissent.
ju DUCAP.
Je n’en ai qu'une ; l'expression est mal choisie.
9, JEAN
L'expression peut être mal choisie, mais la femme ne l'est pas.
DUCAP, adouci,
On s’y connait en femmes, mon garçon, et si tu as besoin de mes conseils.
JEAN
Et vous portez votre bonheur si honnêtement : pas de vanité, pas d’ostentation, pas de....
DUCAP
Non, non, mais le sontiment des convenances. Et J c'est pour cela que... (1 pa
JEAN
Que vous n'imiterez pas la sottise de Monsieur Chose, le prêteur sur gages, et de Monsieur Machine le banqueroutier banal, qui ont mis des chiffres snr leurs voitures ot des habits fantasques sur le dos de leurs serviteurs.
DUCAP.
Je crois qu’en effet les boutons n’en sont point d'or,
si tu as
nt: pas
es. Et
nsieur fachine res snr dos de
t d'or,
JEAN, Et quand même ils seraient d’or, cela n'empêcherait
pas ceux qui les portent de paraître ridicules.
DUCAP.
Il n’y a pas de costumes ridicules, et la mode los justifie tous.
La mode se mogue de nous et nous traite en esclaves.
DUCAP.
C’est nous qui la faisons, et celle se plie à nos fantaisies. Mais voici ma femme qui se dirige ici avec Cerisette, évacuons la place. Viens ici, j'ai à te parler encol'o un peu.
JEAN
Et moi de même, je suis venu vous trouver exprès. Jo crains beaucoup que nous ne nous entendinns pas. (Ils sortent par un côté, Mad. Ducap et Cerissette entrent par l’autre.