SCÈNE v
MADAME DUCAP, PUIS PAUL, MAD, DUCAP,
Je l'estimo bien mon vicux mari: jo donno un pen de lumière ot do chaleur à son soleil couchant; je lui fais entendre les chants du matin pour tromper la nuit qui s’avanco, Mais il faut qu'il observe les conditions quo jo lui ai faites: Qu'il no mo parle pas de * ses deux premières; qu'il regrette moins la petite fille qu'un accident lui a ravic: qu'il ne mo contrarie jamais. Jo n’aimo pas à m’ontendre diro quo j'arrive bonne troisième, Doux femmes avant moil.... Cette petite qui lui rovient toujours à la mémoire. Etii so la représente sans doute plus bello et plus gentille qu'elle n'était, Los morts et les absents emportont avec eux toutos los vertus, toutes les porfoctions.... Quatre ans, bruno, gaie, vive, déj des bouffées d'o:prit — C'est lui qui le dit, Ællo était du second lit Tous morts coux du premier, Quant au dernier... j'aime mieux le chant des oiseaux que lo cri des marmots. Et puis, c’est si bon de s'étendre sur le duvet longuement, mollement, chaudoment, sans crainte d'êtro évoillée ax,,,, (Paul entre.)
PAUL, saluant.
Ta: me Ducap, vons vons souvenez de ce secret JUG 0.0
ee M ©
MAD. DUCAP, Ce secret ?.... Akeoyez vons donc,’ monsieur... .
Ce eccret..……,
Ce secret que connæît une femme de Lorette, mon
village natal, uu sujet d’une petite: fille ; secret auquel
j'ai fait difiéton devant vous, l'autre jour, mais que je pe connais pas encore cependant,
MAD; DUOÂAP,
Oùi, oui, je me rappelle, maintenant. Eh bien ! vous
ne Je connaissez pas ?.... Vous prenez plaisir à m'en parler et vous piquez ma curiosité... (riant). Si je ne vous savais amoureux de Cerisctte, je croirais que vous chérchez'ün prétexte pour me voif.
PAÜL:
Jé r'oseraié point, madame, car vous avez sañs doute été guidée par l'amour dans votre choix, et les femines qui aiment'né sônt point volages.
MAD. DUCAP.
Voüs avé£ des femmes une idée très juste. Cepon-
dant une femme peut bien né pas aïmer son mari ét
demeurer sage.
* PAUL
Si elle n’aime personne, Il y a des femmes qui n'aiment personne.
C'est ront. ] d'une f.
Ce n*
Et ce
La pe:
rir, et ve
Où est.
dire, Qu
Je la co.
accidenté, mière dans son chemii
Et qu'ai.
Dans les
MAD. DUCAP.
C'est possible; mais elle ont aimé on elles aimeront. Le verbe aimer a toujours un temps dans la vie d'une femme,
Ce n’est pas un temps perdu.
MAD. DUCAP.
Et ce secret ?
ss PAUL.
La personne qui le garde est sur le point de mourir, et veut le livrer, .
MAD. DUCAP.
Où est-elle?....Ah1 à Lorette, vous venez de le dire, Qui est-elle? Que fait-elle ?
PAUL
Je la connais assez peu, Elle a un passé joliment accidenté, dit-on; beaucoup d'ombres et peu de lnmière dans son ciel, de la poussière et de la bouc dans son chemin. mo
MAD. DUCAP.
Et qu'ai-je à voir là-dedans, moi ?
PAUL
Dans les ombres ? dans la bone?
66 EN LIVRÉY
MAD. DUCAP,
Dans les secrets de cette femme...
PAUL
Je l’ignore; elle vous le dira. Elle veut vous voir,
et je suis chargé de vous en prévenir.
MAD, DUCAP,
J'aime autant ne rien connaître de ces choses. J'ai assez de mes affaires. Si cette femme a besoin d’une âme où s’'épancher, qu’elle aille au prêtre,
PAUL
Et c’est le prêtre, en effet, qui l’a conscillée de vous voir.
MAD, DUCAP.
Comment savez-vous cela ?
PAUL
Ce prêtre est mon cousin. Il sait que je vous connais bien et que je pourrais Iui éviter un voyage, MAD. DUCAP,
T1 n’aimo pas à se déranger ?.... Moi non plus, (Elle sort).