JAN
Ah ! mais lé père Ducap n’a pas coutume de me jeter ainsi duns tos bras .... Il se trame quelque chose,
CERISETTE, , | C'est vrai, il so trame quelque chose.
JEAN
Eh bien ! qu'est-ce donc ? parle vite.
CERISETTE
Je vais m'en aller.
JEAN
T'en aller, toi ?
CERISETTE
Oui, madame vout que je mo rende aux Etats-Unis,
JEAN
Madame veut !.... aux Etats-Unis ?....
CERISETTE
Oui, pour travailler dans les manufactures.
JEAN
Dans les manufactures ?
CERISETTE
Elle prétend que je gagnerai beaucoup plus qu'ici. JEAN.
Mais tu perdras ta santé; tu mourras d'ennui,
CERISETTE
Je le sais bien.
JEAN
Alors tu ne partiras pas.
OERISETTE.
Et si madame me renvoie ?
PAUL, Pourquoi t’enverrait-elle, toi si bonne, si travail. lante, si propre ....
CERISETTE, riant, Si amoureuse ! .... hélas!
| ® JEAN
Hein? .... à cause que tu serais amoureuse ? .... Allons donc! ily a moins de mal pour toi de l'être
DRAC D LS Er à À eh éd à ace
trop q bonne
Elle demeu:
sabilité
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Oh!
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Mais e de toi.
Mônsie
Mon D Tu vas ps
Bientôt, cûle livrée ton:-là,
PREMIER ‘AÛTR. 111
trop que pour elle de-ne Vêtre pas assez. Elle est bonne selle-là !.... Et elle te l’a dit ?
CERISETTE
Elle m'a fait comprendre que nous ne devions pas demeurer ensefnble ici... . Sa conscience, $ éa rehbonsabilité. ..
PAUL, Sa jalousie ! ne CRRESÈ TEE.
Oh! non, pas cela.
JEAN Je partirai alors. Moi je puis revenir. ...'et #ouvent, CEMSETTS.
Mais elle dit que monsieur ne vent passe séparer de toi.
JEAN
Monsieur ? Ï1 viént de me signifier on éoigé. CERISETTE.
Mon Dieu! madame Decap me trompe done 1...
Tu vas partir, Jean ? «
JEAN
Bientôt, probablement. Il vout m'imposôr ride cûle livrde, ét moi, tu sais, je ne chante pas dûr Co ton- là,
CERISETTE. ps p Pourquoi a-t-il cette malencontreuse fantaisie ? | génér JEAN Los 1
Il accuse sa femme; mais je crois qu'il n’est pas | ci fâché de lui payer ce caprice. Sa vanité de parvenu J'ai ÿ trouve un peu son taie
CERISETTE. | Je 8 Comme nous parlons bien de nos maîtres.
| JEAN. Lo) ; Cons
Ils ne nous traitent guère mieux, va.... tu voulais me dire que tu pars? Non, Cerisette, tu ne-par- Afin. tiras pas.
OERISETTE. :
Et si je ne te vois plus ? .
JEAN. Oui l
Tu verras Paul.... Vous vous airiez bien et vous | à serez heureux.
CERISETTE
Comme tu te consoles vite |!
JEAN
Je passe mon temps à me consoler.... Nous ne pouvons pas être heureux tous deux, lui et moi, Il vaut mieux que moi, peut-être, et t'aime autant...
pas plus, par exemple ! Oh ! pour cela !.... Le plus généreux doit so sacrifier. ... Si tu aimais l’un plus que l’autre, alors, ce serait différent.
OERISETTE.
J'aime davantage celui qui sait mieux 8e sacrifier. JEAN, lui pressant les mains, wa Je suis le préféré alors !
CERISETTE
Consentirais-tu à porter cette livrée ?
JEAN
Afin de rester près de toi ?
CERISETTE. SE Et de m'épouser ?
JEAN
Oui ! oh ! oui ! donne que je la revête.
"À CERISETTE
Etsi j'allais ne pas te trouver beau ?
tt
JEAN
Je m'y attends un peu.
OERISETTE.
Tu veux donc que je t'aime moins ?
JEAN
Je vetx t'aimer plus.
CRRISBTTE.
Jo ne comprends pas bien..., ça s'embréaille, LA
dans ma tête.
JEAN
Qu'importe, si ton cœur peut se débrouiller ?.... (Il prend la livrée, Cerisette. le regarde inquiète, soucieuse.) Monsieur Ducap, vous allez me voir selon vos désirs. Madame, en fouettant le cheval vous pourriez du bout de la mêche effleurer mes galons.... Attention !.... Muis ça me va.... Je suis fait pour cela... L’enseigne de la servitude !.... Une femme que l'on aime est toute puissante ; une femme qui nous aime est.... comment dire cela ?..., bien exigeante ! Voyons ! Cerisette, comment me trouves-tu ? Die. J'aimerais mieux des épaulettes d’officier, mais tu ne voudrais pas de moi, alors. Tu me trouverais trop grand, et tu aurais raison ; l'alliance des grands avec les petits n’est pas naturelle.... Eh bien ! parle-moi donc! Tu ne dis es rien, ma chère.... No mo serais-je pas a ?.... Aurais-je tué ton amour au, lieu de lv ranimer ?.... | (Curisetta pousse un sanglot et sort en pleurant.) Evidemment, elle ne m'aime guère dans ce costume, Elle va peut-être me préférer Paul, maintenant.... J'ai bien le moyen de parér le coup qui me menace, mais je n’en ferai rien. Cet habit, je puis le déchirer en lambeaux, cette femme, je puis l'acheter si elle s’en va !.... Mais si Paul pént être heureux par mon sacrifice, je me tairai.... Je sais aimer, mais je sais souffrir.
Ces donc.
l'écorce l’autre toujour généra
Ce n’ mière e
Et pu quelqu’t
Ou se
Précis teur doit parler pa
DEUXIÈME AQTE,