SCÈNE PREMIÈRE
DUCAP, JEAN, en livrée,
| DUCAP, familièrement, la main sur l'épaule de Jean.
: C'est qu'elle te va bien, cette livrée....Tourne-toi 20 | donc ....Coulé! Moulé!....pas un pli! C'est comme * 00 | l'écorce autour de l’arbre. Vous êtes faits l’un pour È l’autre, Tu vois que la réflexion est bonne. Il faut
toujours se défier du premier mouvement ; il est , généralement mauvais.
6 JEAN
Ce n’est pas comme pour la pensée alors, car la pre-
mière est toujours la bonne.
0 DUOAP.
? | Et puis, mon garçon, quand on est au service de
quelqu'un, il faut se soumettre en tout, ou.... e JEAN.
Ou se démettre.
É DUCAP,
# Précisément, C'est-à-dire que le bon et fidèle servi-
à teur doit voir par les yeux, entendre par les oreilles,
parler par la bouche...
JEAN
Tiens! mais ce n’est pas du nouveau, cela; fut-il mauvais serviteur qu'il ne pourrait faire autrement,
DUCAP,
Tu m'as interrompu, tu ne m'as pas donné le temps de finir. Est-ce que je ne sais pas comme toi qu'il faut des oreilles pour entendre et une bouche pour
ù parler? Ce que tu ne sais pas comme moi, c’est le moment et la manière de s’en servir. Je disais donc: par les yeux, pur les oreilles, par la bouche du maître. Entends-tu? Comprendestu ? Du maître |... Ainsi à l'avenir, fais attention. Et s’il me plaisait de
t’ôter cette livrée, qui te sied si bien...
JEAN
J'en serais délivré ?
Sur le champ.
SE