SCÈNE III
DUCAP, MADAME DUCAP. .
MAD. DUCAP. Je
Il faut qu'elle parte, cette fille. | vous
Si vite que ceia ? Son temps n'est pas fini. Ce
MAD, DUCAP. |
Jo vais la dédommager, elle n’aura rien à dire, | Si
DUCAP. D. va, n
deux
La dédommager ? la payer pour un temps qu'elle
- n'aura pas fait ? pour des services qu'elle n’aura pas
rendus ? ce n’est point une spéculation heureuse ; on
me s'enrichit point de cette fagon. Temps fait temps payé, c’est la stricte justice.
MAD. DUCAP.
Il vaut mieux perdre quelques piastres que l’exposer à perdre son âme.
Je n’en
DUCAP. | ler de, Mais, chère femme, elle sera plus exposée à perdre son âme aux Etats-Unis, seule avec sa jeunesse et son De ? inexpérience au milieu des séductions de toutes ! sortes .... De rie MAD, DUCAP,
Nous n’en serons nullément responsables: Iei elle
est sous notre surveillance, Vas-t
DEUXIÈME ACTE. 121
DUOAP.
Eh bien ! surveille-la et moi J'aurai l'œil sur Jean...
MAD, DUCAP.
Je ne saurais m'astreindre à ce rôle ridicule ; si vous voulez faire le métier d'espion, à votre aise... | DUCAP.
Ce n’est pas un métier, c’est un devoir.
MAD. DUCAP.
Si elle reste, nos obligations redoublent ; si elle s’en va, nous la dédommagerons un peu, voilà.... De deux maux il faut choisir le moindre.
le LE DUCAP, on Oui, celui qui coûte le moins cher. Changement ps de propos, sais-tu quel est ce domestique qui s’est L | couché gueux hier et s’est éveillé riche aujourd’hui? 1488 | MAD. DUCAP.
Do- Un domestique, pauvre hier, riche aujourd’hui ? ES Je n’en sais rien. Je croyais que vous alliez me par- | ler de.... ‘x " DUCAP, De ?
on À MAD. DUCAP.
De rien : j'avais une distraction.
DUCAP.
Vas-tu te rendre à Lorette ?
MAD. DUEAP.
A Lorette? Pourquoi? je n'y ai pas d’affaires.
DUCAP.
J'ai su qu'une femme malade voulait te voir.
MAD. DUGAP.
Une femme malade ?....;.me voir ? moi? Quivous a dit cela?
DUOAP.
Ma foil je ne sais pas trop; il me semble que c'est Paul.
MAD, DUCAP.
Si cette femme a besoin de quelques secours, je veux bien y aller, Il faut pratiquer la charité,
DUCAP.
Oui, oui, mais à bon escient, MAD. DUCAP.
On doit visiter les malades...
DUCAP.
Quand la maladie n'est pas contagieuse ..., ù MAD. DUCAP.
Si j'y vais, je tâchorai de trouver une file pour remplacer Cerisette.
C'e taille s’use sur le
Sin entret:
Je te ne jam
Touj Q
DEUXIÈME ACTE 123
DUCAP.
Sapristil Cerisette....Cerisette....si je remplagais Jean plutôt ?
MAD. DUOAP.
Vous n’y pensez pas, le renvoyer maintenant qu'il a consenti à porter votre livrée. En trouverez-vous un autre ?.... Et, si vous en trouvez un, l’habit lui ferat-il?
DUCAP.
C'est viai. Et je ne suis pas pour entretenir les tailleurs à coudre des livrées. Il faut que la première s'use avant que la seconde se découpe, et elle s’usera sur le dos de Jeav. Ils sont créés l’un pour l’autre.
MAD. DUOAP, l'air câlin. ‘
Si nous allions dans mon petit boudoir achever cet entretien ?
DUOCAP.
Je te suivrais au bout du monde.... et je voudrais ne jamais achever l’entretien,
MAD. DUOAP, gaiement.
Toujours jeune mon vieux!.... (Ils sortent.)