RAT DUT SN DR LR PIED D À AE M
JEAN
Ah! ah! Cette femme est peut-être morte, en effet, et cette lettre aurait reçu. son secret pour le transmettre à madame Ducap. Une lettre, ça parle comme la bouche.
PAUL
Et puis ga parle bas et ça arrive discrétément. 1 nou JEAN.
Mais changeons de propos. Cette pauvre Oerisotte ! J s'en va, c’est bien vrai ?
PAUL, Elle nous l’a dit elle-même, il n’y a plus à douter, si JEAN, Et tu ne peux la retenir ? To 1 que 1 PAUL. ; laisse Je sens depuis une heure que ce n'est plus moi qui 4 . la retiendrai. mi | ÔE JEAN.
Vraiment? mais no t'aime-t-elle pas toujours ? 0: | PAUL. parler
Elle m'aime moins, peut-être parce que je l'aime : plus. | Dep
| | JEAN
Elle ne te l’a pas dit ?
PAUL
ï Les femmes disent ce qu'elles veulont sans parler. JEAN.
Et souvent nous parlons beaucoup pour dire ce qe nous voudrions taire....Paul, voux-tu te m rier ? PAUL, Li.
te Je n'ai pas une assez grande aisanco à lui offrir. JEAN, Si jo te la procurais cette uisanco ?
er. |
PAUL
Toi?....toi?....Comment?....tu es plus pauvre 1 que moi. Et puis, si Dieu te la donnait, cette aisance, laisserais-tu échapper le bonheur ?
L 1 à , JEAN.
Oui, pourvu que tu pusses le saisir.
PAUL, se jetant dans les bras de Jean.
O mon frère, que tu es bon! Mais pourquoi me parler ainsi ? Je souffre assez.
JEAN
Depuis le matin je veux te dire mon secret, et
toujours quelque chose est survenu qui m'en a empéché. >
PAUL
Ton secret ? Toi aussi tu as un secret ?
JEAN
Je vions te l’apprendre, J'ai tardé un peu, car je no voulais pas mordre sans être sûr de la qualité de l’appât....Je ne voulais point tomber dans lo panneau, Il n’y avait point de panneau, ce n'était pas un leurre.
PAUL
Continue; vite, j'ai la fièvre.
JEAN
Je suis riche.
PAUL
Hein ? tu es riche ?
JEAN
Je suis riche, tu es riche, nous sommes riches,
PAUL
Tu es riche, peut-être, mais à coup sûr je ne le suis pas. Je brûle, explique-moi ce miracle.
JEAN
Un miracle ne s'explique pas. Mais il n'y a pas Miracle ici; la chose arrive tout naturellement,
De :
Il es Califor Pauvre qu'il a:
voulait perdue.
de l'or
resté av tendres:
leurs de terai les homme ( qu'il nou il se trou Le bon g mondeo, VOoué pu:
DEUXIÈME ACTE. 135
Tout naturellement? Je ne divine point, et cela me parait fort extraordinaire... prosquo surnaturel. D'où tombe cette fortune? Du ciol ?
ve AL rte
JEAN
Du ciel peut-être... par les mains de mon père.
PAUL
0 tu 0 4 à Paia 3 v, à 241 }3 ss L
De ton père ?.... N'est-il pas mort? 504: 1où
JEAN. -
Il est mort depuis plusieurs années, en effet, en Californie, dans les mines d'or, comme tu le sais. Pauvre pèro ! c'était pour nous rendre la vie plus douce qu'il avait entrepris co pénible et lointain voyage. IL voulait réparer les pertes subiés, reconquérir l’aisance perdue. Il voulait do l'or pour sa femme bien aimée, de l'or pour ses enfants chéris, Hélas! qué n'est-il resté avec nous. L'or peut-il racheter la perte des tendresses du foyer? l'or peut-il fairo oublier les douleurs de l’exil?.... Mais un autre jour je te raconterai les travaux, les souffrances et la mort de cet homme de bien, et comment a été retrouvé l’héritago qu’il nous avait formé par tant do sacrifices. Partout il se trouvo des méchants, partont aussi des justes. Le bon grain et l’ivraie sont mêlés dans le champ du mondo. Après plusieurs années, un ami fidèlo et dé. voué put enfin découvrir la tombe de mon père
136 EN LIVRÉE. à et connaître le lieu où vivait sa famille, Il était con- con fident ct dépositaire. Lui seul et Dieu connaissaient pou
la fortune amasséo par l’infatigable mineur, J'ai reçu le dépôt sacré.... ct je veux t’en faire une part;
PAUL, se penchant en pleurant sur l'épaule de Jedi. P . O mon ami, mon frère lié: