SCÈNE V
M. FLAMEL, puis, LES DEUX EVA.
M. FLAMEL
Ces papiers, Jeannette a eu tort de les retrouver aujourd’hui, et moi j'ai eu tort aussi de dire à Madame Mural que j'allais les examiner immédiatement. J'ai des lettres importantes à écrire ; il faut que je retouche mon programme ; mes discours ne sont encore qu'ébauchés ; je n'ai encore aucun scandale à stigmatiser; je ne connais guère les grandes œuvres à signaler .… Je les verrai plus tard, ces papiers, plus tard. Une seule chose à la fois :
Qui veut tout dire, bredouille, Qui veut tout faire, s’embrouille.
Cette madame Mural me semble très distinguée... C'est une Belle femme...une belle femme ! Et si... Allons ! allons !
Le cœur d’un notairé \ Doit savoir 8e taire. 4 Mais ce billet que l’on vient de me remettre pour ma fille !....Je l'on':lais !....C’est sans doute un billet doux, un billet promissoire d'amoureux....Y aurait-il 1 : un gendre à l’horizon ?....S’il pouvait être selon mon cœur, bleu foncé ! ! (JL appelle) Eva ! Eva !....(Deux
voix répondent, en dehors : Laquelle ?....(Il reprend | À ahkuri.) Laquelle ?.…..En effet il y en a deux. Ma ! Lie fille et ma nièce. Le père a fait oublier l’oncle. [Z! crit:) L'une ou l’autre ! non, l’une et l’autre ! (On | | É entend rire.) °
LES DEUX EVA, arrivant ensemble. À M,
Nous voici! nous voici !
EVA, fille du notaire.
À vos ordres, pétit père. Ma EVA, uièce du notaire,
Toujours à votre disposition, cher oncle. Coù M. FLAMEL, Laquelle de vous deux entretient une correspon- ! Je c
dance amoureuse...
EVA, fille. ” Mais
Une correspondance ? | s'adresse