SCÈNE VIL
EVA ñille, M. FLAMEL.
Eh bien! cher papa, la politique se porte à merveille ? Tu es choisi ? tu vas être élu ?
Choisi je suis, élu je serai !.... Je dois beauconp à
ce brave garçon, à ce jeune ami intelligent et dévoué qui s’est mis tout entier à mon service,
EVA, ingénuement, Qui donc, ce bon ami ?
M. FLAMEL
René Mural! René Mural! Tu l’as vu il ya un moment... Tout le monde le. connaît... Les adversaires voudraient bien l'avoir,
ta cousine.
Eh bien ! m attendrir,
choses, ch mon père,
Déjà ?...
sait-il q ue
Il le gait
Ah! c’est
DEUXIÈME ACTE. 227 EVA
(A part.) Je le leur quitterais bien aux adversaires, moi. (Haut) Il vient en effet, de sortir d'ici, M. René Mural. Quelle noblesse ! Quelle dignité !.….
M. FLAMEL
Ah ! il sort d'ici ?.... Il est revenu ?.…. Il mène les
deux choses de pair, la politique et la galanterie. Il est fort, très fort !
EVA, fille.
(A part.) Ils sont deux pour mener ces deux choses, chacun la sienne. (Haut.) Il est irrésistible
celui qui vient de me laisser, et je vous le ee mon père, je l'aime !
M. FLAMEL, sarcastique.
Déjà ?.. Quel conquérant et quelle conquête ! ! Et
sait-il que tu es ma fille ?.... Ne te prend-il pas pour ta cousine. Il me semble que... Mais c’est un roué..
EVA, fille.
Il le sait, et voilà surtout pourquoi il m'aime.
M. FLAMEL
Ah! c’est pour moi qu'il t'aime ?.... le rusé ! !.….. Eh bien! moi, c'est à cause de toi que je me laisse attendrir,
Vous le voulez donc, je pourrai l’aimer...tout haut ?
M. FLAMEL
Tout haut, tout bas, comme tu voudras.
EVA , fille.
Oh! que je suis heureuse ! et comme je vous aime !
M. FLAMEL
Que tu l’aimes ! tu veux dire ; lapsus linguæ.