SCENE XIII
M. FLAMEL, Les peux EVA, Les peux RENÉ, EVA, fille, à M. Flamel,
Mon père, c'est lui que j'aime ! ne le chassez pas ! (Elle va au devant de René.)
RENÉ, avocat. :
O mademoiselle Eva, c'est donc vrai, notre bonheur est assuré....Votre père...
M, FLAMEL, “A C’est moi qui suis son père, monsieur, et je vous
dis que votre bonheur n’est pas assuré du tout, J'ai été trompé, indignement trompé !
242 ROUGE ET BLEU, EVA, fille.
O cher papa, je ne vous ai jamais parlé d’un autre René Mural....C'est lui que je connais...que je voyais quelquefois...que j'aimais en secret.…..C’est lui qui m'a écrit....c'est lui que vous m'avez permis d'aimer,
M. FLAMEL
Comment, puisque je ne le connaissais pas ?
EVA, fille.
Et puisque je ne connaissais pas l’autre, moi ? M.FLAMEL, Mais je te l'ai présenté ici même, il me semble. EVA, fille.
Aujourd’hui seulement, et à cause de la lettre de celui-ci. Ce n’est pas M. René Mural votre agent qui m'aime ; ce n’est pas lui qui recherche ma main, pourquoi me forcer à lui offrir mon cœur ?
M. FLAMEL, à René, agent.
Ce n'est pas vous qui avez écrit ce joli billet
que … RENE, agent.
J'ai pris la plume pour en écrire un pareil, puis je me suis dit: Gagnons nos épaulettes ? Après
DEUIXÈME ACTE. 243
l'élection, après la victoire, nous demanderons le prix de nos labeurs. Et je me serais cru bien payé si votre aimable …. nièce.
M. FLAMEL
Disons qu'il n’y a rien de fait. J’annulle tout. Chacun à sa place … plus d'amour !
EVA, nièce.
- Vous êtes deux fois cruel, mon oncle, EVA, fille.
Ma cousine pourrait être heureuse aussi, EVA, nièce.
Moi ?.…. oh! je ne suis pas aimée !...
RENE, agent.
Je connais quelqu'un qui vous aime, mademoi-
selle, M. FLAMEL.,
Dans quel guêpier m’a-t-on fourré ?
RENÉ, agent,
(4 part.) Tournons la voile, courons une bordée du côté de la nièce.
RENÉ, avocat,
M. Flame], puisque vous ne me connaissez pas, j'ai l'honneur de vous dire que je m'appelle René
Mural, que je suis avocat, assez bien de forturie, et honnête homme; que j'aime mademoiselle votre fille et désire l’épouser.
M. FLAMEL, (A part.) Bon ! bon ! J’y suis l.….. (à René, avocat.) Votre mère est veuve ?
RENÉ, avocat.
Oui, monsieur.
M. FLAMEL
Votre fortune est-elle bien fondée ?
RENÉ, avocat.
Je viens de vous dire qué je suis honnête homme. M. FLAMEE.
Je n’en doute pas. Je voulais parler de l’origine de cvtte’ fortune.
RENÉ, avocat.
Vous me blessez davantage.
M. FLAMEL
Je m'exprime mal pent-être, et je le regrette... Madame votre mère pourra, si elle le juge à propos, vous renseigner sur... la solidité de votre fortune.
RENÉ MURAL, avocat,
Est-ce une menace, M. Flamel ?
Rier tranqui cette a politiqu
Et qu Je vo
Vous vous en a des cin
Vous ê
Oui, mc
Monsie tune, honn être, je vou Un rouge !
DEUXIEME ACTE
M. FLAMEL
Rien qui touche à votre honneur, M. Mural, soyez tranquille sous ce‘rapport….Et pour l'instant mettons MR cette affaire de coûté... Mais vous êtes rouge en «D politique, M. Mural ?
RENE MURAL, avocat, s
Et qui vous l’a dit, M. Flamel ?
L M. FLAMEL
Je vous le demande.
RENE MURAL, avocat.
Vous êtes bleu, M. Flamel, et je ne songe pas à vous en faire un reproche. Dans les deux partis il y a des cins utiles, honnêtes et brillants.
M. FLAMEL, Vous êtes rouge, M. Mural ?
RENE, avocat, Oui, monsieur, et je m'en glorifie, M. FLAMEL,
Monsieur René Mural, avocat, assez bien de fortune, honnête homme sans doute, et brillant, peutêtre, je vous déclare que ma fille n’épousera jamais un rouge !