SCÈNE PREMIÈRE
M. FLAMEL, marchant, EV A, fille, assise, M. FLAMEL.
Ce qui est dit est dit, ce qui est écrit est écrit, ce qui est fait est. fait. Un homme ne se laisse pas attendrir par des larmes, surtout un homme politique, Il doit demeurer ferme. Les assauts qu’il a à soutenir sont nombreux. Le pays a les yeux ouverts sur lui, et il doit avoir les yeux ouverts sur son pays.
EVA, fille,
Mais en quoi le bonheur de votre fille peut-il nuire au bonheur de votre pays ?
M. FLAMEL
Si l'on apprenait qu’un libéral fréquente ma maison, qu’il a jeté les yeux sur ma fille... que j'encourage ses espérances, on penserait que je faiblis.. que je transige.…... que je trahis !.…. oui, que je trahis !... Entends-tu ?
EVA, fille,
J'entends bien, mais ne comprends pas. Le monde n'est pas si injuste que cela, ni si sot.…. même le
monde bien «
rait p!
m'aime
C'est Je ne
Parce pol itiq ue
Je sau que vous
Inutile, raison.
Une au
Oui, que d’abord,
La voici MOI, mon en
TROISIÈME ACTE
monde politique. Et puis, il pourrait tout aussi bien dire que c’est le libéral qui faiblit.… ce serait plus naturel et moins surprenant... puisqu'il m'aime... toute bleue que je suis.
M. FLAMEL
C’est une anomalie,
EVA. fille, Je ne vois pas.
Lo ! . M.FLAMEL.
Parce que tu ne sais pas le prèmier mot de la politique.
EVA, fille.
Je saurais vous aimer tous deux, sans remarquer que vous marchez sous des drapeaux différents, à ;
Inutile, mon enfant. Au reste, il y a une autre raison, EVA fille,
Une autre raison ?
M. FLAMEL, près de la fenêtre.
Oui, que je vais faire connaître à Madame Mural, d'abord,
La voici justement qui arrive, cette dame. Laissemoi, mon enfant. (Eva sort, Mme Mural entre),