ROSA
Seize printemps peut-être Hélas ! j'ai vu fleurir.
Le dernier vient de naître, Et moi, je vais mourir. . .
Mourir !
Tout de ta flamme pure, Tout semble s'animer, Amour, dans la nature, Seule, je meurs d'aimer . . .
D'aimer !
L'ingrat qui m'abandonne A décidé mon sort :
Préparez la couronne Et les chants de la mort. .
De la mort !
Adieu, mère chérie!
Adieu, mes jeunes sœurs !
0 toi, qui fus ma vie, Adieu, par toi je meurs. . .
Je meurs !
Depuis lors les apparitions de Rosa ont absolument cessé. ))
La question du Coëningholm, vaisseau capturé sur les Bataves, parle corsaire le Scipmi, objet de mes longues recherches, a fini comme elle avait commencé, c'est-àdire que le vaisseau capturé est resté au pouvoir de ceux qui s'en étaient emparés. Les efforts de Rouget de Lisle ont été inutiles.
Dans le Moniteur universel, de l'an IX, on trouve pages 54, 55, 56-58, 59, tous les détails du procès. Il y a eu trois jugements : le premier et le troisième ont donné raison au corsaire; le second, qui donnait raison aux Bataves, a été infirmé. On a prétendu que le Coëningholm, vaisseau batave, avait été compléter son chargement à Portsmouth; qu'il avait pour capitaine un Anglais, « John Alcock, âgé de 42 ans, né à Harwick, en Anglece terre, qu'il a résidé tantôt à Londres, tantôt à Copen- « hague ou aux Indes-Orientales, que, parti de Copen- « hague, il est allé à Portsmouth, en Angleterre, où il « a pris de l'argent... etc., etc. » (sextidi, 16 vendémiaire an IX de la République Française, une et indivisible), et quoiqu'il fût au service de la République batave, on l'a considéré comme commandant un vaisseau ennemi.
Dans le Journal officiel on écrit non pas CoëninghoUn, mais Caninholm, le nom du navire.
Nous terminons enfin ce volume long, mais encore bien incomplet, en reproduisant ici une élégie que nous n'avons trouvée nulle part ailleurs que dans celte correspondance avec Weiss :
LE ROI DES AULNES