ROUGET DR LISLE
dans la famille Voiart. C'est dans cette période qu'il fît paraître sa relation de la campagne de Quiberon que nous avons signalée en son temps ^ Une nouvelle en prose, dans le genre sentimental, Rosa mourante^ semble avoir été écrite à la même époque. 11 ne cessait pas de composer de la musique : c'était son délassement favori ; il a laissé en manuscrit un nombre considérable de romances autres que celles des Cinquante chants finançais, qui ont été recueillies après sa mort 2. Il avait chargé Madame Elise Voiart de veiller à la conservation et à la distribution de ses papiers, qu'il mit en ordre avec soin avant de mourir.
Au commencement de l'hiver de 1835, il fut atteint d'un catarrhe pulmonaire, dont lesapproches se manifestaient depuis quelque temps, mais qui prit bientôt un caractère de gravité inattendu. Des soins dévoués le préservèrent cependant d'un dénouement fatal ; il se traîna jusqu'au printemps, reprit quelques forces en avril 1836, put se lever, manger à table, faire quelques pas dans le jardin, revoir le soleil. Ses amis, les Voiart, Gindre de Mancy, reprirent quelque espoir. Mais au mois de mai, un violent coup de froid étant revenu, le vieillard ne put plus résister ; une rechute se déclara : ce fut la fin. Use vit mourir ; pendant tout le mois qui suivit, il s'abandonna avec une docilité