V. ci-dessus, p. 291, et Pièces justincatives, FF
— Pastel, grandeur nature, par Voiart, chez lequel Rouget de Lisle habitait à Ghoisy-le-Roi. Il porte la date de 1840. Si cette date est exacte, le portrait aurait donc été exécuté après sa mort. Appartient au musée de Lons-le-Saulnier.
— Diverses gravures et lithographies. Plusieurs sont mentionnées dans l'Iconographie manuscrite de Soliman-Lieutaud (à la Bibliothèque Carnavalet), savoir:
i° Médaillon de David, gravé par Leroux, 1830, avec texte et musique, in-f'».
2° Léopold Mar. del. L. Chapon ; sur bois, in-4o, copie du précédent;
3° A. Neraudeau. Gillot se. in-folio;
4* Lithographie de D. Buizer, à Strasbourg, profil à gauche, in- 8 ;
b° C. Clerevaux del. J. M. Baron, sculpt., in-8, à mi-jambes;
6° J. Breval, sculpt., in-8 ;
7. GeofFroy, gravure, in-18, profil à droite, de Gonet, éditeur;
8° P. A. Varin, 1849, gravure in-18, Vignères, éditeur ;
9° France pittoresque.
— Bibliothèque nationale, collection Hennin. T. 120, p. 10, n° 11.161. Portrait de Rouget de Lisle en buste, profil dirigé à droite. Ad. Cloard, sculpt. (d'après David).
— Eau forte par Staal, dans Poisle Desgranges, Rouget de Lisle et la Marseillaisej chez Bachelin-Deflorenne.
La Vérité sur la paternité de la Marseillaise donne la
gravure sur bois d'après le médaillon de David d'Angers, signalée sous le n^ 2, de l'Iconographie Soliman- Lieutaud.
Le Roy de Sainte-Croix, le Chant de guerre de Varmée du Rhin, donne une reproduction de la gravure de Varin (1849), une autre de la médaille de Rogat (1833), enfin une réduction de la gravure sur bois d'après le médaillon de David d'Angers.
Le portrait mis en têle de ce livre (Moriage, sculpt.), est la reproduction d'un portrait de la collection de la Bibliothèque Carnavalet.
En fait d'œuvres modernes, nous citerons seulement le tableau de Pils, très connu par les reproductions en chromolithographie, et qui a pour premier défaut d'être composé dans une donnée contraire à l'histoire, puisque ce n'est pas Rouget de Lisle, mais Dietrich qui chanta le premier la Marseillaise; enfin les statues de Choisy-le-Roi, par M. Steiner, et de Lons-le-Saulnier, par M. Bartholdi.
Au salon de 1891 a figuré un buste de Rouget de Lisle, par Farrail, donné par l'État au musée de Lonsle-Saulnier.
Le musée de la ville de Lons-le-Saulnier conserve le sabre de Rouget de Lisle. M. Bartholdi l'a reproduit dans sa statue.
Un violon ayant appartenu à Rouget de Lisle a été laissé par lui à M. J.-B. Perrin, avocat à Lons-le-Saulnier, mort depuis trente ans environ. Cet instrument fut acheté en 1864 par M. Anténor Daguier, secrétaire général de la préfecture du Jura, mort également depuis cette époque : il a été conservé par ses deux filles, mesdemoiselles Daguier, qui habitent encore Lons-le- Saulnier.
Il est assez douteux que ce violon soit celui sur lequel Rouget de Lisle a composé la Marseillaise^ car, dans les péripéties nombreuses et compliquées de sa longue vie, et il est plus que probable qu'il a changé plusieurs fois d'instrument. Si pourtant il en était ainsi, ce violon serait assurément un instrument historique au premier chef.
L'édition de la Marseillaise reproduite au second chapitre de ce livre est la seule édition parisienne du temps de la Révolution dont le chant soit conforme à celui de la première édition de Strasbourg. Bien que faite en quelque sorte au point de vue de la curiosité, ainsi que l'indique la remarque qui suit le titre, elle ne doit pas être très postérieure aux premiers succès du chant de Rouget de Lisle. En tous cas, le nom et l'adresse du graveur, Bignon, qu'on trouve dans les livres d'adresses antérieurs à la Révolution, ne sont plus dans VAlmanach du commerce de Tan VII, ce qui prouve que l'édition fut faite avant cette date. — Je ne connais que deux exemplaires de cette édition : l'un appartenant à la Bibliothèque nationale (c'est sur celui-ci qu'a été faite notre reproduction), l'autre à M. Etienne Gharavay. Si nous l'avons choisie de préférence à celle publiée chez Dannbach à Strasbourg
en mai 1792, c'est que celle-ci a été reproduite déjà au moins deux fois (dans le Roy de Sainte-Croix et dans A. Loth, sans compter A. Rouget de Lisle,Loquin et Constant Pierre, qui en donnent le texte musical, mais non la reproduction typographique), tandis que la nôtre est complètement inconnue ; et, comme elle reproduit exactement la ligne de chant de la première édition, elle suffira, à cet égard, à éclairer complètement le lecteur. Comme nous l'avons dit en son temps, la première édition ne comportait aucun accompagnement (voy. p. 100). L'édition Dannbach, quoique très rare, ne l'est cependant pas à ce point qu'on n'en connaisse plusieurs exemplaires. Outre celui de G. Kastner, dont la découverte mit fin à la discussion soulevée por Fétis en faveur de Navoigille, on en connaissait encore, en 1872, quatre autres, appartenant à la Bibliothèque de Strasbourg, au libraire Noiriel et à MM. Mehl et Maurice Thiébault, bibliophiles et collectionneurs de cette ville. (Voy. Morpain, Rouget de Lisle à Strasbourg et à Huningue, p. 44).
Dans son récent opuscule sur le Centenaire de la Marseillaise, M. F. Reiber signale une autre édition strasbourgeoise , sans musique, restée inconnue jusqu'à ce jour, et qu'il croit la première. Mais, d'après ce qu'il nous en dit, rien ne prouve que cette édition soit antérieure à celle de Dannbach : nous pensons au contraire que celle-ci est la seule à laquelle Rouget de Lisle ait donné ses soins, et cela pour la double raison qu'elle renferme la musique, et qu'elle est parfaitement correcte ; l'autre, au contraire, donnant le texte seul, et contenant une faute grossière que jamais l'auteur n'eût laissé passer, fut faite évidemment en son absence, et probablement après son départ de Strasbourg. Ce n'en est pas moins un document curieux.
434 ROUGET DE USLE
Je ne saurais clore cet ouvrage sans remercier les personnes qui m'ont fourni des renseignements ou m'ont aidé de leurs conseils. Je dois ces remerciements on particulier aux personnes habitant la province qui ont bien voulu correspondre avec moi pour me donner des éclaircissements qui ne pouvaient être obtenus qu'aux sources mêmes.
A Lons-le-Saulnier, à M. Zéphirin Robert, conservateur du musée municipal, ancien archiviste du département, qui a bien voulu fouiller pour moi les Archives de la ville et m'a communiqué des documents aussi nombreux qu'intéressants; à M. Libois, archivisle du département du Jura, et à M. Guillermet, bibliothécaire de la ville.
En Alsace, à M. Albert de Dietrich et à M. le pasteur Rœhrich, qui m'ont fourni de précieux renseignements sur Frédéric Dietrich, le premier maire de Strasbourg, ot sa famille, ainsi qu'à M. Rod. Reuss, bibliothécaire de la ville de Strasbour;L,% un fidèle enfant de TAlsace, occupé depuis longtemps à étudier l'histoire de la Révolution dans sa ville natale, qui, avec un dévouement dont je ne saurais lui être trop reconnaissant, a pris la peine de rechercher pour moi des documents inédits sur le séjour de Rouget de Lisle à Strasbourg, et de me donner copie de plusieurs.
A Saint-Omer, à MM. de Lauwereyns, conservateur de la Bibliothèque, et Deschamps de Pas, correspondant de la Commission des travaux historiques, qui ont contribué à m'éclairer sur la question du prétendu séjour de Rouget de Lisle dans leur ville.
Enfin, à Paris ou ailleurs, à M. Etienne Charavay, qui a mis à ma disposition ses autographes et catalogues, m'a communiqué des documents provenant des Archives de la Guerre qu'il possédait déjà, ainsi que les bonnes feuilles de la Correspondance de Catmot qu'il
publie en ce moment, et qui, vraisemblablement, sera encore inédite au moment où paraîtra ce livre; — à MM. J. Le Petit et Alfred Bovet, qui m'ont permis de puiser dans leurs précieuses collections d'autographes ; — à M. A. Loth, qui m'a prêté le manuscrit dCEsther de Grisons, auquel il attache tant de prix ; enfin à MM. A. Chuquet, Maurice Tourneux, Henri Céard, Eugène Charavay, Tuetey, F. Gerbaux, Renou, etc., desquels je tiens des renseignements de toute sorte, et aussi utiles que variés.