‹ Rouget de Lisle, son œuvre--sa vieChapitre 2 sur 124 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Rouget de Lisle écrivait à Berlioz, quelques

semaines après les journées de Juillet 1830 : « Votre tête parait être un volcan toujours

en éruption ; dans la mienne il n'y eut jamais

qu'un feu de paille qui s'éteint en fumant

encore un peu. »

L'auteur de la Marseillaise voulait faire le modeste. Il savait bien, au contraire, de quel éclat puissant, superbe, irrésistible avait brillé cette flamme qu'il se plaisait à appeler un feu de paille, et, qui, de nos jours même, continue encore à resplendir.

Cependant, cette flamme non encore éteinte après un siècle, c'est à peine si nous en connaissons les causes. Celui qui l'a produite, nul ne Ta jugé digne d'une attention particulière. A notre époque curieuse des choses du passé.

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