‹ Rouget de Lisle, son œuvre--sa vieChapitre 57 sur 124 · J. Rouget Delisle au peuple ^ p · texte numérisé non relu

J. Rouget Delisle au peuple ^ p

service à l'armée comme volontaire, et il écrivit dans ce but au général Valence.

C'est ici que nous voyons avec quelle bien- «raiilance, quoi qu'il en ait pu dire, il fut traité dans toute cette partie de sa carrière, et quelle situation privilégiée il eut en sa qualité d'auteur du chant national. Valence lui répondit sur le champ en lui offrant la place d'aide de camp attaché à sa personne. « Venez me joindre, lui dit-il, j'aurai bien soin de Fauteur d'une chanson devenue le cri général de la République*. »

Il rejoignit à Verdun, le jour même où l'armée victorieuse de Valmy y rentrait. Le lendemain, il prêta le serment civique devant les commissaires, qui lui donnèrent acte de sa réhabilitation provisoire 2. Puis il s'en fût à l'armée du Nord qui se préparait à envahir la Belgique, et se mit sous les ordres de Valence, lequel fit preuve à son égard d'une grande affection dont témoignent les lettres qu'il lui écrivit à cette époque de Saint-Dizier et de Longuyon^. Il ne craignit même pas d'user de rinfluence qui lui venait de la popularité de son chant et des miracles opérés par lui pour aller jusqu'au général en chef: l'on a une lettre de Grétry, datée du 1" décembre 1792, qui le remercie

1. Catalogue d'autographes, vente du 26 nov. 1883, Eug. Charavay, n^ 246.

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