Catalogue d'autographes, loc. cit., n
Valence vint à Paris en janvier 1793, il Temmena avec lui, et Vy laissa, sous le prétexte de lui permettre de régulariser sa situation *, qui eût été la plus régulière du inonde s'il avait sut la conserver. Dès ce moment, et sans que sa suspension fût officiellement prononcée, il cessa de toucher sa solde*.
Voilà donc Rouget de Lisle à Paris, rendu par le
fait à la vie civile, à Tépoque la plus aiguë de la
Révolution. Ce qu'il fît pendant les premiers mois
de 1793, nous Tignorons complètement. Il semble
qu'il ait repris ses travaux littéraires et musicaux :
le succès de la Marseillaise^ dont maintenant il
pouvait se rendre compte pleinement, était bien
fait pour lui inspirer confiance — peut-être une
confiance excessive — en son génie. Donc, en cette
année 1793 qui fut des plus fécondes au point de
vue de la production lyrique et vit paraître sur les
théâtres de nouvelles œuvres de Méhul, Lesueur,
Gossec, Dalayrac, Devienne, Steibelt, Kreutzer,
etc., et non les moindres, il se remit à visiter les
directions théâtrales : on le vit, en août, offrir de
nouveau à TOpéra le livret de son opéra-féerie
Almanzor et Féline, qu'il avait présenté déjà deux
ans auparavant^.