TROISIÈME PARTIE
Quant au Prince Bibesco, il y avait de quoi le consoler de toutes les amertumes subies depuis 1848, dans le triomphe de l'union des Principautés, but vers lequel avaient tendu tous ses efforts, son règne durant (i), et, plus tard, pendant la réunion du Congrès de Paris (2) . Il pouvait donc rentrer dans la vie privée , heureux et fier de son pays qui, dix ans après son abdication, lui avait de nouveau offert la couronne.
nombre d'officiers de cavalerie renouvelèrent le système de démissions collectives tenté sous le règne de Couza.
Ce procédé d'encouragement à la révolte (i) et au mépris du serment qui enchaîne l'officier à son devoir, à l'honneur, sera l'arme des agitateurs libéraux,
— sans libéralisme, — chaque fois qu'ils croiront le moment venu de s'emparer du pouvoir.
(1) Souscription en faveur des incendiés de Jassi, preuve de fraternelle compassion. Le Prince souscrit pour dix mille piastres. (Décret du 10/22- août 1844.
— Voir p. 136 du présent volume.)
Union des douanes entre la Valachie et la Moldavie, acte à la suite duquel les deux Principautés prennent pour la première fois, dans les questions commerciales, la dénomination de Principautés unies. (Décret du 31 mars 1847, p. 240 de ce volume.)
Naturalisation accordée aux Moldaves sur leur simple demande au Souverain de Valachie, acte fait pour rapprocher les Roumains des deux côtés du Milcov. (Décret.)
En outre, le Prince ne perdit pas une occasion d'affirmer ce commencement d'union, à telles enseignes, qu'il fait insérer au Bull. off. de Valachie les principaux actes contenus dans celui de Moldavie, à partir du n° 4 de 1845.
(2) Voir les lettres du Prince à Jean Floresco, p. 466-473 et 474-477 du présent volume.
Voir le discours du Prince au Divan ad hoc, p. 506-510 du présent volume. On sait avec quel chaleur, quel succès Bibesco plaida la cause roumaine auprès de l'empereur Napoléon et de son gouvernement. — Le Prince Bibesco a été le défenseur le plus éloquent et le plus ardent de Ûunion. {Union des Principautés roumaines, 1859, p. 52. Discours de B. Boeresco à l'Assemblée élective du 24 janvier 1859, séance n° III.)
(i) Voir les organes libéraux-nationaux : on y lira ces encourag-ements à la révolte adressés aux officiers qui, en 1894, ont donné collectivement leur démission.