ARTICLE 5? DU RÈGLEMENT
TRADUCTION
L'Assemblée générale ordinaire aura à examiner et à adopter les projets de contrat pour toutes sortes d'entreprises ; elle veillera à ce que la propriété des biens publics soit respectée, à ce que les gens s'appliquent aux travaux de la terre et des métiers.
Elle s'occupera, de concert avec le Prince, de tout ce qui est de nature à animer et faciliter le commerce du pays, tant intérieur qu'extérieur, à unifier les poids et mesures dans tout le pays, à établir et faire prospérer des écoles, des hôpitaux et autres établissements de bienfaisance, à établir également des fontaines, des chaussées, des quarantaines, des propriétés ecclésiastiques, à armer une troupe de gendarmes nationaux, etc.
En un mot, cette Assemblée continuera à être comme auparavant, conformément à l'expression des lois constitutionnelles du Pays, la gardienne des droits de ses compatriotes et la source de leur bonheur.
TRADUCTION LITTÉRALE DU PRINCIPAL ACTE DE FONDA- TION DE L'HOPITAL S AINT-P ANTÉLÉIMON ÉMIS EN 1767 PAR LE PRINCE ALEXANDRE GHICA (i).
Nous, Alexandre GJiica, Prince de Valachie,
Le très haut et tout-puissant Seigneur qui est glorifié en la sainte Trinité, l'éternel, l'incompréhensible, le merveilleux dans Ses œuvres, terrible dans Sa puissance, source intarissable de bien, profondeur inépuisable de charité , trésor de richesses infinies , dont tout bien dérive , Seigneur des Seigneurs, au nom duquel les Rois régnent sur la terre, et qui est la bonté, la sagesse et la puissance suprêmes, dans Sa miséricorde infinie pour le salut du genre humain, mit à notre disposition de nombreux
(i) Ce document fait partie des papiers du Prince Bibesco ; nous l'avons trouvé traduit en langue française.
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moyens de faire le bien pour le salut de notre âme, qu'il promet à tous ceux qui en désirent l'héritage. Grande fut la gloire de toute vertu auprès du Père céleste, et les auteurs de bonne œuvre obtinrent de Lui la grâce éternelle. Mais la plus sublime, la plus efficace des vertus est la charité, dont la source de bien est puissante et intarissable, ainsi que la Sainte Ecriture, par les prophètes, les apôtres et les saints Pères, nous le démontre. C'est par la charité que nous pouvons nous rendre dignes de la miséricorde de Dieu, la charité qui nourrit les pauvres et soigne les malades et les infirmes.
Conduits par la Providence sur cette voie de salut, plusieurs Princes qui ont régné en Valachie, des temps les plus reculés jusqu'à nos jours, ont fait des œuvres pieuses de diverses manières ; les uns édifiant des monastères et des églises pour la gloire et à la louange de Dieu, et les dotant avec des revenus domaniaux, en terres, vignes, étangs, lacs et autres biens meubles et immeubles ; d'autres animés du désir de participer à l'œuvre pieuse des fondateurs de pareils établissements, y ont ajouté des privilèges et immunités et leur ont augmenté les revenus sur les biens domaniaux ; d'autres encore ont orné les églises de vases sacrés et de vêtements sacerdotaux, ou bien ont donné plus d'étendue aux édifices des monastères, et les ont décorés ainsi qu'on les voit aujourd'hui.
De même feu notre grand-père, d'heureuse mémoire, Prince Grégoire Ghica II, qui, mû par son zèle religieux, et par le sentiment d'humanité pour les soins des malades pauvres, fit bâtir pour la gloire de Dieu, et sous le patronage du grand martyr et tuteur des infirmes, Pantéléimon, une église et un hôpital sis au delà du monastère Markoutza, sur la rivière Kolentina, près de la fondation dite Baba. Son Altesse fit entourer cet établissement d'une clôture en muraille, orna l'église de belles peintures, et lui donna les vases sacrés et les vêtements sacerdotaux nécessaires. Dans l'hôpital Son Altesse fit établir douze lits de malades pour hommes et femmes de toute classe, avec tout ce qui est nécessaire à leur entretien, ayant leur pharmacie dans l'intérieur même de l'établissement.
Comme Son Altesse a voulu que ces constructions ne servissent que pour les maladies chroniques ; elle en fit bâtir d'autres hors de l'enceinte dudit monastère, qu'elle destina au traitement des maladies aiguës, telles que la peste, le typhus. L'expérience que ce Prince avait acquise par son âge et par la pénétration de son esprit avait guidé sa piété dans la pratique de cette œuvre charitable. Il savait que la ville de Bucarest, pour les péchés des mortels, était bien souvent atteinte du fléau de la peste, soit pendant l'été, lorsque par les grandes chaleurs la contagion, devenant plus intense, faisait périr beaucoup de malheureux, soit pendant l'hiver, lorsque, le froid aggravant le mal, les souffrants mêmes qui eussent pu guérir périssaient de misère. D'un autre côté, la situa-
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tion de la ville dans un bas-fond occasionnant des typhus très graves, les malheureux, abandonnés de tout le monde, mouraient privés de la sainte communion et même de sépulture, car, par crainte de la contagion, on évitait de les approcher.
Toutes les fois que le pays a été, depuis, atteint du fléau de la peste, ou d'autres typhus contagieux, les malades ont été recueillis dans cet hôpital séparé, et ils y ont trouvé l'abri et tous les soins nécessaires. Une église ayant été également érigée par Son Altesse en cet endroit, à la louange de Dieu, et sous le patronage de saint Bessarion, dont la grâce est implorée par les fidèles pour les préserver de ce fléau, les souffrants trouvaient auprès des desservants de cette église la consolation religieuse, et si quelqu'un venait à succomber, il ne manquait pas au moins de sépulture.
Ainsi, ce pieux Prince ayant édifié ces établissements de charité publique, et les ayant dotés de tous les moyens nécessaires à leur entretien, lorsque la divine Providence nous eut confié le règne de ce pays, nous trouvâmes qu'il était de notre devoir le plus sacré, autant comme Prince que comme successeur du fondateur, de reconnaître ces actes de piété et de leur accorder toute la validité requise. En conséquence nous confirmons par le présent testament toutes les donations faites auxdits hôpitaux, et en réglons le service ainsi qu'il suit :
Premièrement. — L'église Pantéléimon, où se trouve établi l'hôpital pour douze lits, sera desservie par deux curés, un diacre et deux chantres, qui y devront lire tous les jours la messe pour le salut de notre âme, de celles de nos aïeux, ainsi que de tous ceux qui ont fait des donations à l'hôpital de Saint-Pantéléimon sur leurs propres biens, et de ceux qui voudront désormais en faire.
Le personnel suivant sera attaché à l'hôpital Pantéléimon, savoir : un médecin pour les soins des malades , un pharmacien pour la préparation des médicaments, un herboriste pour cueillir dans les champs les plantes nécessaires à la pharmacie, lequel herboriste, s'il venait à mourir, sera remplacé par un autre individu (qui aurait les mêmes connaissances spéciales), au choix de Vispravnik et de l'économe. Parmi les domestiques de l'hôpital, deux femmes seront employées à laver le linge des malades, balayer les salles, et entretenir le tout dans la plus grande propreté. Un boulanger et un cuisinier prépareront la nourriture pour les malades internes et externes, ainsi que pour les gens de service. Six valets seront employés pour le service du dehors à tout ce que l'ispravnik leur ordonnnera, Un sommelier soignera tout ce que l'économe confiera à sa garde. Vingt autres gens serviront à tour de rôle dans l'intérieur de l'hôpital. Nous indiquerons ci-après les traitements que chacun de ces gens de service pourra avoir sur les revenus de l'hôpital Saint-Pantéléimon.
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De même, nous ordonnons qu'à l'église Saint-Bessarion il y ait deux curés qui devront lire la messe, dire des prières pour les malades, les confesser, les faire communier, et donner près de l'église la sépulture à ceux qui succomberaient. Vingt autres individus, hommes et femmes, ayec un chef, seront affectés au service des malades comme gardiens. Ceux-ci seront exempts de toute redevance envers le gouvernement, afin qu'ils soient entièrement au service de l'hôpital. Ils auront à leur disposition une voiture attelée de deux chevaux, dont ils se serviront pour transporter les malades de la ville à l'hôpital.
Désirant que ces hôpitaux soient largement pourvus des moyens nécesraires à leur entretien, nous voulons non seulement que les dispositions des donateurs soient maintenues immuables, tant pour ce qui concerne la dotation que le Prince Grégoire Ghica II a constituée à ces établissements, que relativement aux donations que les boyards et autres fidèles, parmi les indigènes, y ont ajoutées sur leurs propres biens, ainsi que nous en avons fait l'énumération ci-après; mais nous ordonnons, de plus, que ces établissements soient affranchis de toute contribution envers le trésor public, ainsi que de toute autre redevance en argent ou en nature. Il est juste que cette institution de bienfaisance publique jouisse à tout jamais des immunités qui lui ont été accordées, et nous espérons que les princes qui nous succéderont voudront bien les lui conserver, vu qu'avec le peu de revenus qui résulte de la dotation constituée par S. A. le Prince Grégoire Ghica, ainsi que par des grands boyards et autres indigènes, non seulement on pourvoit aux besoins des malades indigents qui sont soignés dans r intérieur de cet établissement, mais on vient encore au secours des malades qui se trouvent dans les hôpitaux du dehors. Cet établissement mérite d'ailleurs toute protection aussi par son beau site, qui offre aux habitants de Bucarest une des plus agréables promenades à proximité de la ville.
En énumérant ici les donations faites par S. A. le Prince Gr. Ghica et le Prince d'heureuse mémoire notre père, Charles Ghica, parle Prince Mathieu, notre oncle, et par d'autres Princes, ainsi que par de grands boyards et autres personnes charitables, parmi les indigènes, nous les sanctionnons par cet acte et les confirmons toutes, ainsi que nous les décrivons une à une.
I. La terre nommée Obileska, sur laquelle a été bâti cet hôpital et celui de Saint-Bessarion. — Cette terre fut d'abord une des propriétés du monastère fondé par le Vornik Tchernica. Elle appartint ensuite à la Métropole qui, en dernier lieu, en fit l'abandon à l'hôpital Saint-Pantéléimon, contre l'échange d'une partie de la terre domaniale de la ville de Bucarest. Une autre partie de 125 toises de la terre Dobroesti, ayant été achetée par S. A. le Prince Gr. Ghica, fut incorporée à la t^xx^ Obileska.
APPENDICE
2. Le lac dit Gretchi, propriété domaniale située dans le district de Vlachca, avec le droit de pêche et autres revenus qui y sont attachés. — Ce lac s'affermait par-devant le conseil comme un revenu domanial ; mais S. A. le Prince Gr. Ghika en fit don aux hôpitaux par la considération que plus ie tirs Princes, parmi ses prédécesseurs, ont fait des donations et ont accordé des immunités à tel monastère qu^il leur a plu, en prenant sur les domaines de l'État des terres, des vignes, des lacs ou autres revenus domaniaux, savoir : droit de douane, impôt sur les vins, le bétail et autres, sans qu'aucune loi ou coutume mît quelque restriction à la pratique de cette œuvre charitable. Car les biens que ces Princes ont donnés, appartenant au domaine public, n'ont pas été détournés dans des vues d'intérêt particulier, mais ils ont été affectés à des établissements publics de bienfaisance.
3. La Kapitanie Hodivoia , propriété domaniale sise dans le district de Vlachka. — Le revenu de cette terre était jadis la jouissance du capitaine de l'arrondissement; mais comme S. A. le Prince Gr. Ghica trouva que ladite charge jouissait d'autres revenus assez considérables^ elle jugea équitable de donner cette terre aux hôpitaux pour le soulagement de l'humanité souffrante.
4. Une partie de la terre domayiiale de la ville de Bucarest, avec les 12 quartiers d'habitants qui ont des maisons sur cette terre, et qui sont tenus de payer un droit d'emphytéose pour leurs emplacements. — S. A. le Prince Gr. Ghica fit cette donation, se basant encore sur le droit dont les Princes, ses prédécesseurs, ont usé en donnante, des monastères comme celui de Radu Voda et de Saint-Georges, ainsi qu'à la Métropole, des emplacements sur la terre domaniale de la ville, avec l'obligation, pour ceux qui ont construit des maisons sur ces terrains, de payer un bail emphytéotique.
5. La terre Klatesfi, de toises (i), achetée par S. A. le Prince Gr. Ghica à Constantin Kokoresko.
5. La terre Papeni, de 600 toises, achetée également par Son Altesse.
7. Le droit de percevoir deux aspres par védro de vin dans les vignobles du district Slam-Rimnik.
8. Idem. — La taxe dont se trouvent imposés les cabarets du district de Dimbovitza et de la ville de Craïova, laquelle taxe faisait jusqu'ici partie de revenus princiers.
9. La terre Douchani, du district de Vlachka, donnée aux hôpitaux par feu le grand Bano Vakaresko, l'an 7209.
10. La terre Dedouleshi et Stâutzesti, du district de Prahova, donnée par feu le grand Bano Feresko.
(i) Le nombre est en blanc dans la traduction que nous possédons.
11. La terre Resmiresti, de 500 toises, dans le district Vlachka, donnée par feu le Serdar Sando Bouksanesko, tuteur de cet hôpital.
12. Partie de la terre Riost, 500 toises, dans le district de Vlachka, donnée par feu la Princesse Balassa, fille du Prince Constantin Brankovano, épouse du grand Bano Emm. Lambrino.
13. Autre partie de la terre Riosi, 922 toises, achetée par l'intendant de l'hôpital Saint-Pantéléimon sur le produit de la vente de 200 toises d'une terre nommée Perietzi, qui avait été donnée aux hôpitaux par Démètre Lekhlio, camarasse des salines l'an 7259.
14. Les terres Zgréhezile et Alexandra, 3,359 toises, dans le district Téléorman, données par le Sloudgiar Pana Contzesko, qui, s'étant fait moine, passa le reste de sa vie dans le monastère Saint-Pantéléimon.
15. Deux tiers de la terre Batatchou, du district Téléorman, qui avait appartenu à l'aga Constantin Balatchano, et qui fut confisquée au profit des hôpitaux par ordre de S. A. le prince Gr. Ghica, parce que ledit Balatchano avait émigré en pays ennemi.
16. Le terre Degesti, 300 toises, dans le district d'Argisse, donnée par feu Sando Bouksanesko.
17. Les montagnes qui bordent la rivière Latro, données également par le susdit boyard.
18. La terre ZadaricJio, — 155 toises, — dans le district de Vlachka, donnée par Constantin l'épicier.
19. Un emplacement de 50 toises, pour un moulin, sur le cours d'eau de Vede, donnée par le cloutchar Mathieu Ungouréo.
20. Un Égyptien (esclave), acheté par S. A. le Prince Gr. Ghica, sur sa cassette, et donné au service de l'hôpital Saint-Pantéléimon, l'an 7260.
21. La vigne de dix pogons (à peu près 20 hectares) (i), sur le coteau Skéi, district de Saka, donnée par le grand Logothète Constantin Brancovan, l'an 1754.
22. La vigne de dix pogons sur le coteau Negovani, donnée par le grand bano Etienne Vakaresko.
23. Une vigne sur le territoire de Pitesti, district de Moustzélo, qui avait été la propriété de l'aga Constantin Balatchano , et qui a été confisquée au profit des hôpitaux, par la raison indiquée ci-dessus au n° 15.
24. La vigne de sept pogons, sur le coteau Negovani, district de Saka, donnée par le sloudgiar Pana Contzesko, avec les terres énoncées au n" 14.
25. La vigne de six pogons, sur le coteau Skéi, district de Saka, donnée par Sando Tohaneano.
(i) C'est une erreur d'écriture, on a voulu dire cinq hectares.
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26. Le droit de douane à la foire annuelle, que S. A. le Prince Gr. Ghica a instituée pour le monastère Saint-Pantéléimon au profit des hôpitaux.
27. La maison et les boutiques, en face de l'église Saint-Nicolas, construites aux frais du Métropolitain Néophyte, sur sa cassette privée, et données par lui aux hôpitaux.
Après tous ces legs de donations, S. A. le Prince Gr. Ghica, de concert avec feu le Métropolitain Néophyte et avec les boyards membres du Divan, prenant en considération qu'il y avait dans le pays certains prieurés dont les uns étaient fondés et dotés par des Princes, d' autres par des boyards ; que ces établissements religieux ne relevaient d'aucun autre grand monastère, ni dans le pays ni à l'étranger, et que la plupart étant pauvres et ne pouvant acquitter leur quote-part lorsque le trésor public faisait, comme de coutume, appel aux monastères en général pour quelque contribution, ils étaient tous plus ou moins grevés de dettes, affranchit ces prieurés de toute redevance envers le trésor de l'État, et les annexa à l'hôpital Saint-Pantéléimon, comme succursales, avec une légère charge pour subvenir à l'entretien des malades. Ces prieurés sont :
i" Le monastère Fédéleso'i, édifié par feu notre aïeul, d'heureuse mémoire, le prince Grégoire Ghica I". Usant du droit de patronage qu'il avait sur ce monastère, comme descendant du premier fondateur de cet établissement, notre grand-père, le prince Grégoire Ghica II l'attacha à l'hôpital Saint-Pantéléimon avec toutes les terres et autres biens dont ce monastère était doté.
2° Le monastère Brebo, du district Prahova, institué par le prince Mathieu le vieux.
3° Le monastère Poiana, du district Prahova, institué par le grand Spathar Thomas Cantacuzène.
4° Le monastère Gaisseni, du district Dimbovitza, ancien établissement religieux fondé par des boyards.
Le monastère Kobia, du district Vlachka, également fondé par des boyards.
6" Le monastère Korneto, du district Argisse, également fondé par des boyards.
7° Le monastère Tirgsorou, du district Prahova, institué par le prince Antoine le Vieux.
8° Le monastère Lespezi, du district Prahova, fondé par le stolnik Pîrvo Cantacuzène, et donné à l'hôpital Saint-Pantéléimon par les héritiers mêmes du fondateur.
9» Le prieuré Serbânesti, du district Rommanatzi, fondé par Mathieu Morenglave, qui en fit lui-même donation à l'hôpital Saint-Pantéléimon.
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lo" Le prieuré Titiritchou , du district de Voulcha, qui fut fondé par le spatar Michel Cantacuzène, et qui, du consentement des neveux et héritiers du fondateur, fut donné à l'hôpital Saint-Pantéléimon.
II". Le monastère Maxinéni, du district Slam-Rimnik, institué par le prince Mathieu le vieux.
Le monastère Fédélesoi excepté, dont tout le revenu est affecté au profit de l'hôpital Saint-Pantéléimon, la redevance des autres monastères envers cet hôpital est réglée ainsi qu'il suit :
Le monastère Brebo, 25 piastres. — Kobia, 50. — Lespezi, 50. — Poiana, 150. — Korneto, 30. — Titiritchou, 15. — Gaiseni, 125. — Tirgsorou, 100. — Maxinéni, 100. — Serbanesti, 50 (i).
L'hôpital Saint-Pantéléimon possédera en sus :
1. La part de la terre Klatesti, échangée contie les-terres Bondesti et Potchivaliste, qui avaient été données à cet hôpital par les héritiers du sloudgiar C. Korbeano.
2. Le prieuré Grazdana, du district Bouzéo, fondé par l'archimandrite Kosma, et consacré par lui-même à l'hôpital Saint-Pantéléimon, en l'année 1755, avec la charge de payer sur ses revenus à cet hôpital 20 piastres par an.
3. La terre des Grandes Salines, où l'exploitation a lieu actuellement, et dont il revient à l'hôpital la dîme.
4. Le lac Zimnitché, propriété domaniale, et l'impôt sur les vignes de la terre Klatesti. Cette donation fut faite à l'hôpital, en l'année 1752, par notre père le Prince Charles Ghica, qui usa ici de son droit de maître sur tout ce qui était du revenu doynanial .
5. L'emplacement pour un moulin sur la rivière Dimbovitza, acheté sur les fonds de l'hôpital Saint-Pantéléimon, au prix de 350 piastres.
6. La terre Varesti, avec l'étang, la maison et neuf Bohémiens qui ont été la propriété de Joikim le moine, et dont celui-ci a fait donation à l'hôpital, par testament.
7. Le droit de douane sur les foires de Valé-Tencouloni et des vignobles de Pitesti.
8. La terre Floresti, adjacente à celle du monastère Saint-Pantéléimon, qui a été achetée sur les fonds de l'hôpital en deux lots, dont l'un est de 300 toises en largeur, sur 500 en longueur; l'autre de 700 toises en largeur.
9. Partie de la terre de Kazaneska, du district Téléorman, 900 toises,
(i) Le secours accordé par ces monastères ne se borne plus aux sommes indiquées. La plus grande partie de leurs revenus, qui, depuis, ont augmenté hors de toute proportion, est absorbée par l'hôpital et forme son principal revenu, (Cette note est au crayon dans notre manuscrit. Il y a lieu de croire qu'elle est du Prince Bibesco.)
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qui fut achetée sur les fonds de l'hôpital et incorporée à l'autre partie du même nom que l'hôpital possédait déjà.
10. La terre Zilisté et Hotzeaska, sur la rivière Kilneo, district Bouzéo, 235 toises, achetée par l'intendant sur les fonds de l'hôpital.
11. La terre Gologano, du district Ilfov, donnée à l'hôpital par Malcho et par son épouse Hélène, l'an 1764.
12. Des vignes dans les vignobles de Lipia, district Bouzéo, données par Marie, épouse du capitaine Jean.
13. \^2.X.Q.xxç^ Soreska , du district Bouzéo, donnée par l'épouse de Kîrlova.
14. Une maison dans le quartier Saint-Georges, bâtie sur terrain domanial, et donnée à l'hôpital par le médecin Fotake, l'an 1763.
15. Une maison dans le quartier Skaonele, donnée par le stégar Constantin, l'an 1765.
16. Le droit de percevoir deux aspres par paire de bœufs à la foire de Hodivoïa; immunité accordée à l'hôpital Saint-Pantéléimon par le Prince Const, Mavrocordato.
ij. La terre Resmiresti, donné par Sando Bouksanesko, tuteur de l'hôpital.
Ainsi que nous avons inscrit toutes donations qui ont été faites par notre grand-père, le prince Gr. Ghica, par notre père, le Prince Charles Ghica, et par d'autres fidèles habitants de ce pays; de même tout legs et donation que d'autres personnes charitables voudront faire désormais pour le soulagement des malades malheureux, seront inscrits par devant les curateurs principaux (que nous nommerons ci-après) dans les registres de l'hôpital, ainsi que dans ceux de la Métropole qui sont confiés à la garde de S. Êm. le Métropolitain. Sur ces doubles registres sera apposé notre sceau, ou celui du Prince qui nous succédera. Les noms des donateurs seront, déplus, portés sur le mémento de l'église Saint-Pantéléimon.
La gestion des biens de l'hôpital, ainsi que la surveillance du service dans l'intérieur de cet établissement, devant nécessairement être confiées à un ispravnik (intendant), nous confirmons la nomination que notre père, le Prince défunt, a faite à cette place, en la personne du second logothète Démètre, que nous avons trouvé aussi zélé et intelligent pour la prospérité de l'institution. — Nous conformant également aux dispositions du Prince Gr. Ghica, nous nommons grands curateurs de l'établissement Saint-Pantéléimon, en les prenant parmi les premiers grands dignitaires de notre conseil, le grand logothète Pîrvo Cantacuzène et le grand vistiare Bade Stirbei (aui seraient remplacés par ceux aui leur succéderaient DANS leurs charges). Nous nommons de plus président de cette curatelle S. Ém. le Métropolitain Grégoire, qui, conjointement avec lesdits boyards, aura l'inspection sur toutes les affaires de l'établissement Saint-Pantéléimon.