‹ Roumanie, d'Andrinople à Balta-Liman (1829-1849) (volume 2)Chapitre 182 sur 215 · III. — Maisons · texte numérisé non relu

III. — Maisons

28. Maisons et boutique d'en face de Saint- Nicolas; don du Métropolitain Néophyte.

29 . Maison dans le faubourg Saint-Georges, bAtie sur le terrain de l'État; don (1763) du médecin Fotake.

30. Maison de la rue Scaune; don (1765) du siuger Constantin.

rendus vassaux par les Familles.

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Mathieu Morenglav^ Grajdana (Buzeu), SOU

APPENDICE

A la fin de chaque année, l'intendant soumettra à cette curatelle les comptes des revenus et les dépenses de l'hôpital, afin qu'ils soient revisés et sanctionnés dans les dues formes.

Le service des membres de cette curatelle étant gratuit, leurs noms seront inscrits dans le mémento de l'église Saint-Pantéléimon.

Après le décès de l'intendant actuel (épitrope), S. Ém. le Métropolitain, de concert avec les autres membres de la curatelle, éliront, toujours parmi les boyards, un homme également digne de cette confiance, et ce choix sera soumis à l'approbation et confirmation du Prince régnant.

L'économe, de son côté, rendra compte annuellement à l'intendant de toutes les dépenses qu'il aura été chargé de faire. Cet éconoine sera également choisi par le Métropolitain, de concert avec les membres de la curatelle, et tout le mobilier de cet hôpital sera confié aux soins de cet employé, sous sa signature et responsabilité.

Lorsque l'intendant examinera les comptes que l'économe lui présentera, il devra en même temps confronter ceux de l'apothicaire avec les ordonnances des médecins, à l'effet de prévoir toute fraude.

Les registres des comptes que l'intendant aura rendus annuellement seront déposés dans une caisse avec tous les chrysobules princiers, les bulles des patriarches et autres documents que cet établissement possède, laquelle caisse sera confiée à la garde de S. Êm. le Métropolitain, en sa qualité de président de la curatelle, pour la conserver à la sainte Métropole.

Les vêtements sacerdotaux de grand prix, ainsi que les vases sacrés en argent, seront conservés dans une caisse en la garde de l'économe. Les ustensiles en cuivre, ainsi que tout le mobilier de l'hôpital, seront également aux soins de l'économe.

Les malades qui seraient atteints de maladies chroniques et voudraient se faire traiter à l'hôpital Saint-Pantéléimon, qui est principalement destiné à des maladies de ce genre, n' auront qu'a adresser leur pétition au Prince, qui l'apostillera au premier médecin, afin que celui-ci examine la maladie, et adresse le souffrant au médecin et à l'économe de l'hôpital, o\x l'un traitera sa maladie, l'autre pourvoira à ce qui sera nécessaire à ce traitement.

Le médecin de l'établissement tiendra des registres où il inscrira les malades entrés et sortis.

L'intendant veillera à ce que tous les employés ecclésiastiques ou laïques remplissent leurs fonctions avec toute l'exactitude requise, et lorsqu'il verra que quelqu'un s'écarte de son devoir, il pourra le congédier et en nommer un autre à sa place.

Après avoir ainsi posé les fondements de cette institution, voulant consolider ses bases et les rendre immuables, nous consacrons par le présent testament princier les dispositions ici énoncées et les confirmons dans toute leur teneur.

APPENDICE

Ceux qui nous succéderont, en observant les dispositions établies par le Prince notre grand-père, ainsi qu'elles sont contenues dans ce testament, non seulement seront considérés eux-mêmes comme fondateurs de l'établissement, mais ils se rendront aussi propice la bénédiction de saint Pantéléimon et de saint Bessarion, les patrons de ces hôpitaux. Si, au contraire, quelqu'un, par un motif quelconque, voulait détruire ce qui a été établi par le Prince notre grand-père, et que nous avons consacré par cet acte, en renversant la destination de cette institution sacrée, qu'un tel, qui que ce soit, ait pour accusateurs, au jugement dernier, les saints patrons de l'établissement, et que la colère de Dieu pèse sur lui et sur ses descendants.

En foi de quoi le présent testament a été signé par nous Alexandre Ghica, prince régnant, et par notre bien-aimé fils, Prince Grégoire, et revêtu de notre sceau princier, l'an de grâce 1767, septembre 15, en notre capitale Bucarest, la première année de notre règne.

Nous prenons pour témoins de cet acte tous nos honorables et fidèles premiers boyards du Divan : le grand Bano I. Crysoskoléo, le grand vornik Démètre Racovitza, le grand vornik Nicolas Dédoulesko, le grand spathar Démètre Ghica, le grand logothète Pîrvo Catacuzene, le grand vestiar Stirbey, le grand postelnik leanake, le grand doucher Jean Vakaresko, le grand paharnik Mathieu Kretzulesko, le grand comisse Jean Morouz, le grand stolnik Georges Karagé, l'ispravnik Pîrvo Cantacuzène.

Signé : Alexandre Ghica, Prince régnant (i).

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