‹ Roumanie, d'Andrinople à Balta-Liman (1829-1849) (volume 2)Chapitre 186 sur 215 · C. B. Balcesco · texte numérisé non relu

C. B. Balcesco

Jean Costesco.

G. lOANNIDI.

N. Cretulesco.

Steriadi.

P. POENARO.

« Bucarest, 10 août 1848. »

Passage de la. ProcLarnation adressée à Souleyman-Pacha par la Lieutenance Princière, en réponse à la lettre du 18 juillet 1848, par laquelle l'envoyé du Sultan fait savoir qu'il entre, avec l'armée impériale, sur le territoire roumain :

« Les Roumains ne se sont jamais dégradés à porter le masque de la duplicité. Aussi Dieu fut-il toujours avec eux. Nous n'hésitons pas à nous montrer, comme toujours, devant notre auguste Souverain avec un front pur et avec la foi dans le cœur : car il n'est pas un article dans notre Constitution qui lèse, en quoi que ce soit, les droits de suzeraineté de la Sublime Porte; il n'en est pas un que nous n'ayons le droit de faire et de mettre à exécution, s'il est un Dieu dans le ciel et une Justice sur la terre (i). »

(i) Mémoires, par Héliade Radulesco, p. 219.

APPENDICE

1848. — APPEL pu GOUVERNEMENT PROVISOIRE AUX PROPRIÉTAIRES

« Et vous qui êtes à l'étranger, revenez dans le sein de votre patrie faire cause commune avec ceux qui veulent la sauver. — Celui qui a une fois senti le prix de la liberté, celui qui a compris la sublimité de notre Constitution, celui dont le cœur a palpité à la voix du peuple roumain, c' est celui qui est le plus intelligent , et c'est vous, propriétaires, qui avez eu, plus que personne, les moyens de cultiver votre intelligence. Vos

FILS ONT BEAUCOUP FAIT POUR LES LIBERTÉS PUBLIGIUES, et VOUS en

saurez mieux jouir, ainsi que des bienfaits des nouvelles institutions. — Le gouvernement serait ingrat envers vous, s'il était cause que vous souffriez le moindre dommage. Le pays appartient aux Roumains, le gouvernement est à eux, et vous êtes la portion la plus intelligente du

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