DEUXIÈME PARTIE
baïonnettes russes; — une proclamation du gouvernement, qui menace de livrer à la fureur du peuple tous ceux qui seront convaincus de nourrir des sentiments anti révolutionnaires, siornée par S. S. le Métropolitain Néophyte, MM. Etienne Golesco, Maghiéro, Héliade, Tell et Rosetti; — des tentatives d'organisation condamnées à ne pas aboutir, par suite de l'anarchie qui règne parmi les membres du gouvernement et leurs amis, les uns à la recherche du terrain légal, tels Héliade, N. Balcesco et Tell, les autres prêcheurs violents de la révolution par le sang, tels les rédacteurs du Priincul ro?nan que dirige M. Rosetti (i); — des harangues au palais et sur les places publiques; — des notes aux gouvernements étrangers, qui n'y répondent pas; — la formation des cadres d'une garde nationale sous le commandement d'un officier traître à son serment et reconnu pour avoir tiré sur Bibesco; — l'arrivée à Roustchouk, le 25 juillet (6 août), d'Omer-pacha à la tête d'un corps d'armée turc; — une circulaire du comte de Nesselrode (31 juillet),
(i) aujourd'hui nous n'avons détruit que leurs maisons, car ils ont su ce
QUI LES attendait, ET ILS SE SONT ENFUIS DEVANT LA FUREUR POPULAIRE; AUTRE- MENT LEUR SANG INFAME AURAIT COULE DANS LES RUES DE BUCAREST, ET NOS CONCI- TOYENS AURAIENT ÉCRIT AVEC CE SANG, SUR TOUS LES CARREFOURS, LE MOT « VEN- GEANCE », EN LETTRES INEFFAÇABLES.
A LA TÊTE DE CETTE FOULE QUI s'eN ALLAIT DÉTRUIRE LES MAISONS DES BRIGANDS ET DES ARISTOCRATES, MARCHAIENT TROIS PRETRES, LA CROIX EN MAIN, ET AUPRÈS d'eux un enfant de quinze ans qui CHANTAIT :...