TRAITÉ D'ACKERMANN
(Octobre 1826.)
A la suite du mouvement de l'Hétérie (Société des amis de l'indépendance hellénique), dirigée par Ypsilanti, et de celui de Tudor Vladimiresco en Valachie (1821), la Porte avait occupé les Principautés. Dès 1823 , la Russie demanda que ces provinces fussent évacuées. La Turquie, qui avait été longue à prendre un parti, finit par se décider à conclure la convention d'Ackermann (1826).
Ce traité assure la pleine exécution du traité de Bucarest ( 1 8 1 2) . Les traités et actes antérieurs sont renouvelés et confirmés ; V arrangement stipulé dajts la conférence tenue à Constantinople le 21 août 18 1 y au sujet des deux îles du Danube situées en face d'Ismaïl et de Kilia est maintenu. La Porte s'engage solennellement à observer « avec la fidélité la plus scrupuleuse » les traités et actes relatifs aux privilèges reconnus à la Valachie et à la Moldavie et confirmés par une clause expresse de l'article V du traité de Bucarest.
Les autres articles confirment les traités de Bucarest, de Jassy, de Koutchouk-Kaïnardji, en ce qui concerne les stipulations relatives aux frontières asiatiques, les affaires et les réclamations des sujets russes et turcs, les traités de commerce et la libre navigation des bâtiments marchands des deux Etats sur les mers respectives des deux Empires (i).
(i) Voir le texte du traité aux Pièces justificatives.