‹ Roumanie, dA̓ndrinople a̓ Balta-Liman (1829-1849). Règne de BibescoChapitre 95 sur 121 · DISCOURS DE SOULEYMAN, LOI · texte numérisé non relu

DISCOURS DE SOULEYMAN, LOI

Moniteur roumain du 14 août 18.

les boyards et notables du pays qi allés en grand cortège au palais h; pour déposer leurs hommages et fé sèment arrivée dans la capitale.

Après l'accomplissement de cette tous ceux qui étaient présents le dise

« Messieurs,

«« Vous savez tous que, quels que le 1 1 juin ait eu lieu dans le pays arrivé a fortement mécontenté S. I bon oeil par Son Gouvernement.

« Sa Majesté, dès qu'elle eut appi chargé de rétablir avant tout dans le mise dans ce but à ma disposition. A d'adresser à tous les boyards et nota je leur faisais connaître que ce qui par la Sublime Porte, que l'administr de gouvernement provisoire, devait une Lieutenance Princière, et que to considéré comme nul et non avenu, tions une fois prises, conformément a trerais complètement disposé à écoutei Nation voudrait m'adresser, et je pt mettre aux pieds du trône de Sa M conformes aux droits du pays.

u A la lecture de ma lettre, la Ns unanime de fidélité et de soumission e remplir les ordres de la Sublime Porte provisoire avait cessé d'exister, et que rement aux lois était considéré comme nance qu'elle nomma, composée de acceptée, j'ai cru de mon devoir de pr Nation roumaine, pour donner une noi dévouement, n'a pas tardé à accepter nance, composée de trois membres.

« Voyant que cette nouvelle nomii traités, et est conforme aux usages du p;

reconnaître, au nom de Sa Majesté, cette Lieutenance comme le gouvernement légal du pays, et, conformément à mes instructions et à mes promesses, j'ai envoyé aussitôt, pour être déposées aux pieds du trône de Sa Majesté, les demandes que la Nation m'adressa par une députation. Cette députation, recommandée et escortée par un de mes officiers, est partie il y a près d'une semaine. J'attends, avec un vif désir, la décision définitive de Sa Majesté, et je vous déclare, Messieurs, qu'il est de mon devoir et du vôtre de maintenir l'ordre et la tranquillité qui ont été rétablis dans le pays, jusqu'à ce que je reçoive de nouveaux ordres de la Sublime Porte, et, par suite, je vpus recommande avec chaleur que, jusque-là, tout Roumain demeure tranquille, s'occupant de ses affaires, sans provoquer le trouble dans le sein de cette paix qui règne dans le pays.

M A mon arrivée, j'ai appris qu'un certain nombre de boyards et d'autres familles sont allées en province ou ont passé à l'étranger. Voyant que cet état de choses ne pouvait être conforme aux désirs de Sa Majesté qui, en promulguant le hatti-chérif de Gioulhanné dans toute l'étendue de son Empire, a assuré la vie, l'honneur et la propriété de chaque individu, il était de mon devoir de rappeler chacun chez soi, et de lui assurer l'inviolabilité de sa personne et de ses biens. J'apprends maintenant avec plaisir que la plupart des habitants sont retournés chez eux, un tout petit nombre excepté.

La seule pensée. Messieurs, qui m'a fait vous rassembler aujourd'hui auprès de moi, après que je vous ai exposé encore une fois les événements passés, est d'assurer formellement et les personnes présentes et vos compatriotes que personne n'aura à souffrir d'attentat ni à sa vie, ni à son honneur, ni à sa propriété, et de vous déclarer que si, par malheur, quelqu'un osait nuire à un autre dans son honneur, sa vie ou sa propriété, il sera considéré par moi, par le gouvernement et par le pays môme, comme perturbateur, et qu'il sera puni publiquement et sévèrement.

« Je vous recommande donc, Messieurs, d'oublier tous le passé, et, pauvres et riches, vieillards et jeunes gens, de vous tendre tous la main <:Omme un frère à son frère, comme un père à ses enfants ; que les vieillards pardonnent aux jeunes gens, et que les jeunes gens respectent les vieillards. Attendez en paix la réponse et les ordres de la Sublime Porte, et tout sera apaisé selon les désirs de tous et à leur plus grand contentement. J'ai la conviction que vous n'hésiterez pas à reconnaître la Lieutenance et à lui obéir, comme au gouvernement légal.

« Souleyman-Pacha.

« lo août 1848. »

Après ce discours, Son Excellence désirant savoir si les boyards qui étaient loin de la capitale reconnaissent comme gouvernement légal la Lieutenance Princière élue en leur absence, il a été rédigé le témoignage confirmatif suivant, qui a été signé par quatre-vingt-dix boyards. Mais, comme toutes les signatures n'ont pu être déchiffrées. Ton n'a imprimé que celles ci-dessous :

u Les soussignés, ayant pleine confiance dons le discours de ce jour de S. Ëxc. Souleyman- Pacha, nous reconnaissons la Caïmacamie (Lieutenance) actuelle comme le gouvernement légal, jusqu'à l'arrivée d'ordres nouveaux de la Sublime Porte. Et si l'un de nous ose provoquer le moindre trouble, il sera puni conformément aux lois.

NéoPHYTE, métropolitain de la Hongro-Valachie.

J. Eliade.

N. GOLESCO.

Ch. Tell.

Gr. Gradisteano.

Philippe Linche.

Jean Philippesco.

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