‹ Rubens et l'ećole d'AnversChapitre 26 sur 58 · DÉODAT VAN DER MONT · texte numérisé non relu

DÉODAT VAN DER MONT

les mains do moi , notaire, comme étant un personnage public et autorisé, a dit, affirmé et déclaré connaître parfaitement la vie, les mœurs, les sentiments religieux, le nom et la réputation du sieur Déodat, attendu qu'il Fa installé chez lui et reçu à sa table , il y a de longues années, pour lui apprendre la peinture. Le sieur Déodat y réussit tellement bien , à partir des principes, qu'il fit en peu de tem])s des progrés merveilleux , tandis que son maître parcourait diverses contrées, notamment l'Italie, où le sieur Déodat l'a suivi en tous lieux et sur toutes les routes. Or, il s'est montré si constamment docile, intègre, véridique, adroit, zélé pour l'étude de son art et des autres arts libéraux , ])robe, honnête et humain, il a spécialement révélé tant de ferveur à l'égard de la vraie religion catholique , apostofiipic» et romaine, et en a pratiqué les maximes avec tant de persévéranct; , qu'il a non-seulement tout à fait contenté son maître et lui est devenu cher, mais a charmé tous ceux (jiii l'onl connu. Enfin, le temps convenu étant écoulé, ledit sieur Déodat , en présence de ses parents réunis, a honorablement et afTectueusement pris congé du sieur Uubons, qui lui a donné de grands éloges ; ensuite, s'étant mari(', il a mené dans cette ville une conduite si honnête, si louable et si digne, qu'il s'est acquis la bienveillance el l'amitié de tous ceux qui ont eu aflaire à lui : son ancien maître principalement a eu lieu de s'en féliciter. Aussi, comme l'on parlait, pour ainsi dire, chaque jour des faits que le sieur Rubens vient d'attester, le dit sieur Déodat le pria de vouloir bien les certifier en bonne forme, par un ou plusieurs actes légaux, lesquels ont été rédigés à Anvers , dans la maison du sieur comparant , sous les yeux de Juste Egmont et de Guillaume Paneels, appelés pour

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