‹ Rubens et l'ećole d'AnversChapitre 38 sur 58 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

NOTES ET SWPLÉIENTS.

(tfi'igincs «le l'école «l'Anvers.

NOTE A

Page 8. Voici ies renseignements que donne M. de Laet, dans le catalogue du musée d'Anvers (préface, pages 9 et suiv.), sur les archives de Saint- Luc :

« Parmi les documents authentiques dont la commission a fait usage, le plus ancien et le plus précieux est un registre d'inscription de francs-maitres et d'élèves, manuscrit in-4o, connu sous le nom de Liggere van St-Lucas Gilde, et portant en guise de titre l'inscription suivante, que nous traduisons du flamand.

« Au nom et en l'honneur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et de Marie, sa mère, et de saint Luc, a été commencé ce livre appelé ou nommé le Liggere (substantif intraduisible, dont le verbe-racine liggen signiiie être couché, être déposé) de la jurande de Saint-Luc, dans lequel sont inscrits les noms de tous les confrères de la susdite jurande de Saint-Luc.

Commençant A** xiiir et Lin dans Anvers.

Sires doyens, Anciens et Parents ensemble Keudez justice et arrêts comme le lit Salomon : Reconsidérez nulles personnes, pauvres, riches, mais ce qui convient. Maintenez la loi dans la ville ; Ce faisant, vous vivrez plus tard en paix avec le Christ. Rois, ch. m, V. 3 J. van Schilde.

« Ce registre, commencé en 1453, contient les inscriptions des francsmaîtres et des élèves jusqu'à l'année 1615, à l'exception des années 1541, 1562, 1563, 1565 et 1566, pour lesquelles il ne présente que des en-têtes et des pages blanches. Un autre registre intitulé: Der Bussen boeck van St-Lucas guide, contient les statuts d'une caisse de secours mutuels fondée en 1538, et, depuis la date de la fondation jusqu'en 1627, les noms ds ceux qui ont fait partie de l'association.

NOTES ET SUPPLÉMENTS

« Une série de registres qui font suite au Liggere, format in-folio, contiennent non-seulement les noms des francs-maîtres et des élèves admis par la confrérie de Saint-Luc, mais encore le compte détaillé des recettes et des dépenses de la corporation. »

NOTE B

Liste des peintres employés par la fabrique de Notre-Dame, à Anvers, dont les noms et les comptes ont été trouvés dans les archives de la cathédrale, par M. Iiéon de Burbure.

Années

Jan Van Ouwe ou d'Oude. 1433-54

Lucas Coddeman 1437

Jan Casyn 1449

JanTliomaes 1449

Michel de Climmere 1454

Jacques Thonys 1469

Laurent 1473

Jean Loys 1483

Jannyn 1488

Lucas Adriaens 1494

Jean van der Meere 1496

Adrien 1500

Jean de Cock 1507

Pierre Pau, morten serendant

à Jérusalem 1518

Gosuin van der Weyden. . 1530-35

Josse van Cleve 1520

Gérard van Yssche 1530

GoramairevanNerenbroeck. 1533-46

Michel Wierycs 1533

Jean Padtmos 1534

Arnould Terlinck 1535

Pierre de Wale 1535

Jean Crans 1539-47

Gillis van Conincxloo. . . . 1542

Pierre de Vos »

Pierre Vranckx »

Josse Baden »

Corneille van Horcke. ... »

Guillaume van Cleve. .... »

Herman van Cleve »

Années.

Godefroi van Cleve »

Pierre Quiutyns 1542

Daniel Dregghe 1540

Hubert van den Weyere. . . »

Didier de Backere »

Hans van Kessele m

Jean Boesaens »

Matthieu Brii >,

Philippe Lyskaert »

Arnould Alleyns »

Jean de Molenere »

Frans Budens »

Matthieu de Smit »

Klein Hansken 1553

Jacques Quintens 1554

Pierre Custodis 1557

Jean Leys. . . , 1558

Lambert van Oort 1560

François Floris 1559

Nicolas van Argiel 1560

Didier van de Velde 1566

Antoine Moor 1576

Chrétien Queborn, mort en 1578

Nicolas van Breda 1585

Raphaël Coxy 1585

Hubert Beda 1592

David Remeeus 1594

Adam van Oort 1600

Martin de Vos 1594

Cornille Schut 1598

Artus Stammelaert 1587

Cette liste nous a semblé curieuse et importante, quoique nous n'ayons

NOTÉS ET SUPPLÉMENTS-

aucun autre renseignement sur beaucoup de peintres dont les noms y figurent. On trouvera peut-être concernant ces artistes des documents nouveaux et plus détaillés, qui exciteront un plus vif intérêt.

NOTE C

Page 19. Arnold Massys, natif de Herenthals, dans la Campine, devint bourgeois deLouvain au mois de juin 1440. Nicolas Massys, son frère peutêtre, né à Lichtaert, près de Herenthals, le devint à la même date. Les registres des comptes delà ville, pour l'année 1440, portent en effet :

« Andere ontfane in gelde van den buytenpoorters der voirscreven stat van Loven van dat sy hebben betaelt binnen den voirscreven iiij quaertire — in junio —

Aert Massys van Herenthals.

Claes Massys van Lichtaert. »

C'est la trace la plus ancienne de la famille Massys, que l'on ait découverte jusqu'ici.

liCS maîtres de Rubens.

NOTE A

Page 38. Ces renseignements peu connus relatifs à Otho Venius se trouvent dans les notes jointes par M. Van Grimbergen au livre intitulé : Historische levensbeschryvingy van P. P. Rubens, qui n'est qu'une traduction du volume de Michel. La langue flamande n'étant guère comprise hors de la Belgique, nous croyons devoir les traduire.

« Otho van Veen est né àLeyde en 1556.

« Cornélis son père, chevalier, seigneur de Hogeveen, Desplasse, Vuerse, Draakensteyn etc.. descendait de Jean van Vene (sic), un des trois enfants naturels que Jean III, duc de Brabant, eut d'Isabeau van Vene, dite Ermengarde de Vilvorde.

« Le duc son père lui assura un revenu de douze mille réaux, en lui donnant la châtellenie de Rode-le-Duc, transmission que l'empereur Charles IV confirma par des lettres du 1er septembre 1354, neuvième année de son règne. Ce Jean van Vene fut enterré dans une chapelle de l'ancienne abbaye de Villers; sur son tombeau, orné de ses armes, on lit une épitaphe qui commence ainsi :

Hic de Vena Joannes de Brabantia

Bastardus is Ducis unius

Hic débiles parit Ciaudis dédit, etc.

<( Butkens dans ses Trophées sacrés et profanes du duché de Brabant (t. 1*' , p. 448) rapporte que la branche masculine de cette famille s'éteignit verR l'an 1460, mais il n'avait pas à ce sujet de renseignements positifs.

NOTES ET SUPPLÉMENTS

(( Lorsqu'en 16661a femme du gentilhomme Ernest van Veen mourut, ce noble suspendit au-dessus de sa porte son écusson et celui de son épouse. Les héraults d'armes et l'officier fiscal s'autorisèrent de cette circonstance pour lui faire un procès devant le conseil souverain du Brabant. Ils citaient le passage de Cutkens et prétendaient que la race des Van Veen avait cessé d'exister. Mais Ernest prouva si bien sa descendance et par des preuves si manifestes que le conseil lui donna gain de cause. Nous omettons la longue sentence qu'il rendit et que l'on possède encore ; on y remarque les phrases suivantes ;

(( Attendu que ledit Jean van Veen a procréé, entr'aulres enfants issus de légitime mariage, messire Cornélis van Veen, né vers l'an 1521, lequel fut pendant son existence seigneur deHogeveen, Desplasse, Vuerse, Draakensteyn, etc., bourgmestre de Leyde;

« Attendu que le même chevalier Cornelis a procréé en légitime mariage douze enfants, entr'autres Simon van Veen, chevalier, seigneur de Hogeveen et des fiefs mentionnés plus haut, son fils aîné ; Jean van Veen, gouverneur de l'île Terschelling, en Frise, et Otho van Veen, aïeul du défendeur, un des grands officiers du Brabant, lequel à son tour a procréé en légitime mariage divers enfants, etc. »

« Cornelis van Veen fut un des quarante membres du sénat de Leyde; on 1565, il fut nommé bourgmestre; en 1570 et 1571, il administra l'hospice des orphelins. Au moment où éclatèrent les troubles des Pays-Bas, il fut contraint de faire sa profession de foi politique et, s'étant déclaré pour les Espagnols, il quitta le territoire des Provinces- Unies, démarche qui entraîna la confiscation de toutes ses seigneuries et de tous ses biens au profit du gouvernement hollandais.

« il se retira à Liège avec ses parents. Dans cette ville ecclésiastique, Otho devint page du prince Ernest de Bavière, électeur de Cologne et évêque de Liège, qui l'envoya plus tard comme chargé d'affaires à l'empereur Rodolphe. »

Les autres renseignements que contient cette notice se trouvent dans notre texte. Nous nous bornerons donc à traduire encore quelques phrases :

« Après son retour dans la Néerlande, Otho choisit Anvers pour y fixer sa demeure. En 1594, il fut reçu membre de la corporation de Saint-Luc ; en 1603 et 1604, jusqu'au mois d'octobre, il remplit les fonctions de doyen. Ses comptes administratifs sont tous signés du prénom Otho, et non pas Otto, comme on l'orthographie généralement. Il habitait la maison dite du Prince y où demeure de nos jours M. Storms, dans la rue alors appelée Vuilnisstraet, et maintenqnt Bargie straet.

« Il eut de sa femme, Marie Loots, sept enfants légitimes : Anne, Cornélius, Gertrude, Suzanne, Marie, Agathe, Catherine.

« C'était un habile dessinateur ; Antoine Tempesta et les frères Van Lara ont beaucoup gravé d'après lui. »

NOTE B

Page 44. Nous voulions mettre ici le catalogue des tableaux de Vsnius que possède Anvers; mais il prendrait trop de place. Nous renvoyons donc

NOTES ET SUPPLÉMENTS

à la brochure de M. Visscîiers intitulée : Jets over Jacob Jonghelinck, Octavio von Veen etc., où on trouvera cette liste et d'autres renseiî^nements. page i?) et suivantes.

Pierre-Paiil Kulicii».

NOTE A

Page 69. Nous nous proposions de donner in extenso les deux lettres de Marie Pypeling, et nous les avons entièrement traduites ; mais nous nous apercevons que notre texte en renferme les parties les plus intéressantes. Le reste semblerait peu instructif et peu curieux.

NOTE B

Page 78.

Iiettre de grâce octroyée à Pierre-Paul Rubens.

Nous, Clément Nymptscli, gouverneur, Jacques Schwartzs, conseiller, el Martinus Dentatus , r(îceveur à Siegenn , déclarons publiquement ce qui suit :

Il y a sept ans environ que Jean Rubens, pour des causes tout h fait graves et bien connues de lui, a été conduit dans le château de messiro Jean, comte de Nassau Catzenelnbogen, etc., notre noble et gracieux seigneur, oii il aurait pu être retenu à perpétuité; néanmoins il a obtenu dudit gracieux seigneur, comme adoucissement à sa peine, la permission de demeurer ici à Siegenet d'y habiter tranquillement sa maison, clémence dont il se loue beaucoup ; toutefois il a depuis longtemps prié et insisté presque sans relâche, pour que notre gracieux seigneur voulût bien le laisser établir son domicile dans un lieu plus rapproché des Pays-Bas, afin qu'il puisse s'y procurer des ressources , nourrir en tout honneur sa pauvre femme et ses enfants, et de plus échapper, dans une certaine mesure, au péril qu'il craini chaque jour, à la tristesse perpétuelle qui en est la suite ; en conséquence, notre gracieux seigneur nous a remis ses pouvoirs et nous a fait ordonner de nous réunir pour délibérer ensemble sur la faveur que demande ledit Rubens, pour examiner si on doit lui permettre d'aller s'établir dans une ville plus rapprochée des Pays-Bas et à quelles conditions; nous nous sommes donc consultés de toutes les manières à l'occasion de ces choses, confiées à notre prudence par notre gracieux seigneur ; nous avons tout pesé avec le plus grand soin et, après avoir suivi la marche habituelle, nous avons arrêté avec ledit Rubens les conventions suivantes :

Premièrement, après son départ pour se rapprocher des Pays-Bas, ledit Rubens sera tenu, comme il reconnaît qu'il y était obligé pendant son séjour ici, de se présenter personnellement, chaque fois qu'on l'en requerra.

2° Il est expressément convenu que ledit Rubens évitera les terres patrimoniales du noble et haut seigneur Guillaume, prince d'Orange, etc., et

NOTES ET SUPPLÉMENTS

qu'il n'aura pas le droit de fixer sa demeure dans aucun domaine du prince.

3° Ledit Rubens, pour les causes à lui connues, devra éviter la personne du noble prince, et par là se préserver du péril et d'une plus grande exaspération.

Sur les points susdits, par suite des pouvoirs qui nous ont été confiés et avec l'assentiment de notre gracieux seigneur, nous avons arrêté qu'il lui sera permis et facultatif de transporter son domicile, fixé jusqu'à présent ici, dans un lieu plus rapproché des Pays-Bas, les domaines du prince exceptés, à son choix et à sa convenance et de partir aussitôt qu'il lui plaira, sans que ni ledit gracieux seigneur, ni aucun de ses serviteurs et sujets, ni personne autre, y mette empêchement ; on lui prêtera au contraire à l'instant de son départ tout le secours possible. Mais il est expressément ordonné audit Rubens qu'il fasse connaître chaque année par écrit, à notre gracieux seigneur, le lieu de son futur séjour, afin que l'on sache toujours où le trouver, en cas de besoin.

Pour prouver son désir d'exécuter fidèlement ces conventions, ledit Rubens nous a donné sa main en guise de serment personnel, avec un entier consentement et les plus fortes promesses ; de même que nous, susnommés, avons promis au nom de notre gracieux seigneur, qui nous a remis ses pouvoirs, de les suivre et exécuter fidèlement.

En foi de quoi nous avons dressé en double le présent acte pour servir de témoignage à l'avenir, et avons signé les deux copies, de même que ledit Rubens, et, pour preuve surérogatoire, y avons apposé le sceau de notre gracieux seigneur, le nôtre et celui dudit Rubens , et avons gardé entre nos mains un des actes destiné à notre gracieux seigneur, et avons laissé l'autre audit Jean Rubens, afin qu'il lui serve de garantie à l'avenir, le tout sincèrement et sans fraude.

Fait à Siegenn, le quinze mai mil cinq cent soixante-dix-huit.

Clément Nymptsch, Martinus Dentatus.

N. B. Les sceaux du comte Jean et de Rubens sont détruits, de même que les signatures de Rubens et de Schv^^artz.

NOTE C

Page 103. Rubens épousa Isabelle Brandt dans l'église abbatiale de Saint- Michel. Voici son acte de mariage tel qu'il se trouve sur le registre spécial de l'église Saint-André, dont le monastère de Saint-Michel dépendait : A. D. 1609, die 13 octobris.

« S*" Petrus Pauweis Rubens Joff« Isabella Brant.

Solçmnisatum in ecclesiâ d. Michaelis. *»

NOTE D

Maison de Rubens.

Page 103. Nous donnons sur le sort ultérieur de cette habitation les dé-

NOTES ET SUPPLÉMENTS

tails minutieux qu'on trouve dans une note du livre intitulé : Historische levensheschryving van P. P. Rubens (p. 387).

Après la mort de Rubens, sa maison resta la propriété de sa famille jusqu'à 1669, où Philippe Rubens, son fils, la céda par un acte passé devant les échevins, le 16 du mois de septembre, an nommé Jacques van Eyck; en 1680, l'honorable Henri Hillewerve , prêtre et chanoine de l'église Saint- Jacques, en fit l'acquisition : il l'orna d'une très-belle chapelle, comme on peut le voir sur deux gravures, l'une de l'année 1684, qui en représente l'extérieur, l'autre de Tannée 1694, qui en représente l'intérieur; un portrait du chanoine décore celle-ci.

En 1763, la maison de Rubens fut achetée par Charles Nicolas Joseph de Bosschaert : l'acte authentique est du 3 août. Ce nouveau propriétaire la rebâtit et la changea complètement : le portique qui séparait la cour du jardin fut plus tard couvert d'une construction et perdit les statues qui le surmontaient : on ferma en outre une des trois arcades. La chapelle, tournée vers la cour et haute de deux étages, devint une chambre ordinaire et sert encore de salon : un cabinet de malade, ménagé au premier étage, permettait d'assister au service divin, couché dans un lit; on n'avait qu'à ouvrir une fenêtre. Le pavillon du jardin fut aussi dépouillé d'un grand nombre de ses ornements, les deux statues, par exemple, que l'on y voyait entre des piliers et qui étaient de la main de Fayd'herbe, comme l'Hercule que Tony admire encore : le frontispice de ce pavillon, bâti à la manière de Palladio, a gardé la table de marbre noir que Rubens y avait encastrée. La rotonde imitée du Panthéon de Rome, où il disposait ses précieux objets d'art, fut détruite il y a peu d'années, lorsqu'on sépara l'habitation en deux.

NOTE E

Page 168. La fin du second acte de mariage de Pierre-Paul Rubens demande quelques mots d'explication : il fut contracté, est-il dit, avec dispense des bans et du temps clos; cela signifie que la célébration eut lieu pendant l'Avent , époque solennelle où l'Église défendait aux chrétiens de s'unir. Cette double dispense prouve que Rubens était impatient d'obtenir sa nouvelle épouse.

Théodore van Thnlden.

Page 374. Une grave erreur typographique a été commise à la ligne 13 : on a imprimé 1733 au lieu de 1633.

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