RENOMMÉE CROISSANTE DE RUBENS ; ÉPANOUISSEMENT DE SON TALENT
lEN que les nouvelles qu’il avait reçues à Rome ne lui permissent pas grand espoir, on peut imaginer quelle fut la douleur de Rubens quand, après le pénible voyage qu’il dut faire pour regagner Anvers, il n’y retrouva plus sa mère. La pensée qu’elle s’était éteinte sans qu’il pût la revoir, alors que depuis si longtemps il l’avait quittée, lui était particulièrement cruelle. Plusieurs de ses biographes assurentque, tout entier à sa peine, il vécut enfermé pendant plusieurs mois à l’abbaye de Saint-Michel, dans une retraite absolue.
Aucun document positif n’autorise cette hypothèse, que contredisent assez d’ailleurs l’affection que Rubens avait pour son frère et des habitudes de