‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 149 sur 553 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

frais de table de la maison de Philippe, pendant six mois entiers, ne s’élevaient qu’à 200 florins en tout, pour la nourriture des deux époux, des deux enfants et des domestiques (i ). Au-dessus du tombeau élevé dans l’église Saint-Michel, près de celui de leur mère, Pierre-Paul peignit

le portrait de ce frère bien-aimé et une épitaphe latine, gravée en lettres d’or sur le marbre rappelait brièvement les principales fonctions qu’il avait remplies et le souvenir fidèle que lui garderaient ses amis, à raison de ses vertus et de son savoir.

Abiit, non obiit, virilité et scriptis sibi super s tes,

disait l’épitaphe, et les érudits les plus célèbres de ce temps ne manquèrent pas, en effet, de payer à la mémoire du défunt le tribut de leurs dithyrambes élogieux, dans lesquels, à travers l’enflure et la préciosité habituelles de ces sortes de compositions, percent l’estime et l’affection sincères qu’ils avaient pour lui. Ces morceaux littéraires, ainsi qu’une oraison funèbre adressée à Pierre-Paul en manière de consolation par Jean van den Wouwere furent recueillis dans un volume dédié au Magistrat d’Anvers et imprimé en i6i5 par Martin Plantin et ses fils. Jean Brant, qui en avait surveillé la publication, avait pris soin d’y réunir un choix des meilleurs écrits de Philippe, traductions, poésies, panég}'riques, etc., et son frère dessinait lui-même le portrait placé en tête de cet ouvrage.

Ainsi qu’il l’avait fait pour sa mère, Rubens avait, peu de temps avant (i) l\ Génard: Anleeketiingen over “P.-m. Rubens, p. 45?.

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