‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 182 sur 553 · CHAPITRE Vin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin

allait trouver dans les scènes du Jugement dernier des sujets encore mieux faits pour le tenter. De bonne heure, ces sujets avaient séduit les artistes du Nord, et après les sculpteurs qui, au moyen âge, les avaient représentés aux portails de nos cathédrales, les peintres des écoles primitives, à Cologne

ÉRICIITONIUS DANS SA CORB-EILLE.

(Galerie du Prince Liechienstien.)

et dans les Flandres, s’v étaient essayés. Outre le contraste d’une lutte pittoresque entre les anges et les démons se disputant les pauvres humains, il y avait là une occasion, que les traditions reçues rendaient assez rare, d’introduire des figures nues dans leurs compositions et l’on sait avec quelle complaisance ils en étalaient les naïves laideurs. Rubens, pendant son séjour à Rome, alors qu’il dessinait avec tout le soin dont il était capable les Prophètes et les Sibylles des voûtes de la Sixtine, avait également copié plusieurs fragments de la gigantesque épopée peinte par .Michel Ange sur la grande paroi de cette chapelle. C’était là un thème compliqué, véhément, aussi bien dans ses goûts que dans ses moyens, qu’il pomait maintenant aborder lui-même, en donnant librement carrière au Ivrisme de sa pensée et à la virtuosité de son exécution. Qu’étaient le mouvement et les émotions un peu factices des Chasses, en regard de ce tumulte humain et de cette fatalité inexorable dont

TABLEAUX RELIGIEUX. n;."

la prose du Dies Jræ rappelle à l’esprit du chrétien les lamentables effarements !

A ce moment, un prince allemand, très admirateur du talent de Rubens, lui fournit l’occasion d’exécuter pour lui un assez grand nombre

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