CHAPITRE IX
ses intérêts, les témoignages de reconnaissance que van D}xk lui laisse en le quittant, tout dément une pareille fable. Nous voyons, au contraire, Rubens se priver généreusement du concours de « son meilleur élève » quand il estime qu’il n’a plus rien à lui apprendre et en le dirigeant vers l’Italie, il donne une nouvelle preuve de l’affection qu’il lui porte et du discernement avec lequel il apprécie ce qui pourra être le plus utile à sa carrière et à ses progrès. Il ne faisait, au surplus, qu’aller au-devant de ses désirs. Aussi, à peine a-t-il franchi les Alpes, qu’introduit par son maître dans cette société génoise où celui-ci avait noué de si hautes relations, van Dyck. se sent chez lui. Il n’a pas besoin d’un long apprentissage pour être au courant des raffinements de la vie élégante, parmi ces belles dames et ces grands seigneurs : on dirait qu’il est de leur race et qu’il a trouvé là sa vraie patrie.
PLANCHE DU LIVRE A DESSINER
(Gravure de P. Pontius d’ap. Rubens.)